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 ❝ Après la pluie, le beau temps, non ? | Kang Li Tian ❤

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MessageSujet: ❝ Après la pluie, le beau temps, non ? | Kang Li Tian ❤   Dim 27 Mai - 10:28

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Chassant les nuages d'un seul sourire,
il amène avec lui l'astre diurne plus brillant que jamais.



Elle était fatiguée de tout, lassée soudainement par cette vie qu’elle endurait depuis huit ans. Cette cadence infernale commençait à l’épuiser tout simplement parce qu’elle n’en voyait pas le bout, si elle devait faire une liste de tout ce qu’elle devait faire ou régler, une feuille simple ne suffirait pas. Lorsqu’une chose s’annulait, trois nouveaux tracas s’ajoutaient. Une cercle vicieux, tel une funambule elle marchait sur un fil trop fin pour elle, trop usée qui menaçait de rompre à tout instant, voilà à quoi se résumait sa vie, son existence. La demoiselle avait envie de baisser les bras, surtout après cet incendie qui avait ravagée à moitié son appartement il y a trois jours de cela. En voulant sauver leur affaire, elle s’est rendue compte qu’elle n’avait rien à sauver réellement, elle ne possédait aucun bien de grande valeur si ce n’était à valeur sentimentale et quelques économies. Elle devait chercher une maison à louer et si elle pouvait l’acheter, elle avait des économies mais cela ne suffisait pas, il lui manquait encore de l’argent. C’était pour cette raison qu’elle avait couru toute la journée, demandant des avances sur son salaire afin de pouvoir rapidement trouver un toit à sa famille. Elle ne pouvait pas éternellement laisser son frère chez sa meilleure amie et sa mère chez une tante qu’elle n’appréciait pas des masses. La brune croyait devenir folle, et se laissa tomber sur le sol. Xi Juan n’avait pas de larmes à verser, elle n’en avait plus depuis la mort de son père, elle se l’était interdit. Elle n’avait rien, ne possédait rien si ce n’était un frère qu’elle chérissait plus que tout. Sans lui, elle aurait certainement sombré et aurait baissé les bras, et peut-être fini dans un endroit miteux à se droguer de fleur de Li. Elle se relève lorsqu’elle entend le bruit des pas se diriger vers le vestiaire où elle se trouvait. La brune arrange ses cheveux pour donner un semblant d’occupation, lorsqu’elle vit Heng travailler le seuil de la porte, elle remarqua sa mine déconfite. Elle le suivit du regard, ce dernier se laissa tomber à côté d’elle, avant soupirer longuement. Elle s’agenouilla, inclinant légèrement le visage pour voir s’il y avait des larmes mais rien. Ne sachant pas quoi faire, elle pose maladroitement sur son épaule, la tapotant légèrement.

Après avoir salué le patron pour lui dire qu’elle partait, elle quitta la boutique en mode furie. Elle se maudissait, trop crédule, trop stupide, il lui avait fait le même tour et elle, comme une crétine s’est encore une fois laissée dupée. Xiu Juan s’arrêta soudainement, manquant de percuter la personne devant elle. Et frappa du pied plusieurs fois, de crier et de continuer son chemin. Heng n’était qu’un salopard, mais à chaque fois, elle se laissait avoir par sa bouille. Mais cette fois-ci, il aura retenu la leçon, car il avait une magnifique trace de sa main gauche sur sa joue. Que ça lui serve de leçon, plus jamais il lui demandera de sortir avec lui sans sous-entendre, que ça finisse le temps d’une nuit dans un motel juste pour rendre sa copine jalouse. Elle marche d’un pas rapide, fonce sans regarder devant elle cherchant dans son sac son téléphone. La demoiselle voulait appeler son jeune frère car il était à ses yeux un talisman magique qui lui fait oublier ses soucis, il était un charme protecteur et lui redonnait sérénité et tranquillité. Avant même qu’elle put sortir son portable de son petit sac à dos, elle percuta une personne.

« Je suis désolée, je ne regardais pas devant moi, désolée. »

Elle s’incline et passe son chemin sans même regarder la personne qu’elle venait de percuter, trop préoccuper à chercher son portable, elle était sur les nerfs non pas à cause de Heng seulement, mais tout simplement parce qu’elle était fatiguée. Comme si elle n’avait pas assez de soucis et de drame dans sa vie, il a fallu qu’un feu ravage l’immeuble dans lequel elle habitait elle et sa famille. Encore heureux qu’aucun d’eux n’a été blessé, mais maintenant, elle se retrouvait obligée à vivre avec sa pauvre amie qui devait supporter sa malchance constante. Elle s’arrêta de nouveau, inspiration, expiration, elle se frappa les joues. Être aussi furieuse, ne lui ressemblait pas, être aussi faible non plus. Après tout, certain de ses employeurs avaient accepté de lui donner une avance, donc il ne lui restait plus qu’à louer cette petite maison à quatre pièces, mais le souci était qu’elle n’aurait plus un sous pour acheter de la nourriture, des ustensiles de base et autres. Il lui manquait encore et toujours de l’argent. Elle allait reprendre son chemin lorsqu’une personne lui agrippa le poignet. Habituellement elle allait se retourner de façon vive pour lui assener un coup de coude dans le cou, mais quand elle reconnut la personne. Xiu Juan ne savait pas si elle rêvait ou non, si elle devait se réjouir ou non, le voir dans la ville basse la… perturbait car elle n’avait pas l’habitude de le voir ici, pas du tout. Illusion ou réalité ?
MessageSujet: Re: ❝ Après la pluie, le beau temps, non ? | Kang Li Tian ❤   Dim 27 Mai - 18:07

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Marchant à travers les ruelles de la ville basse, tu soupires pour la énième fois. Il n’est pas coutume que tu te promènes en ces lieux. La ville basse, ce n’est pas l’endroit le plus réputé pour une promenade quotidienne. Or, tu ne te promènes pas. Tu cherches plutôt quelqu’un. Elle est brune, a de longs cheveux et ses yeux noirs et ronds attirent plus ou moins l’attention quand elle est là. Il y a quelques heures que tu arpentes les ruelles à la recherche de Xiu Juan, mais tu ne trouves rien, pas même une once de mèche de cheveux. Tu désespères et te demande si tu ne cherches pas au mauvais endroit au mauvais moment. Il y a quelques jours déjà qu’elle ne t’appelle plus, qu’elle ne donne plus aucune nouvelles. L’inquiétude s’accroit en ton sein, et ce matin encore tu hésites à faire quelque chose. Le choix n’est pas difficile. Tu te mets à sa recherche dans chaque recoin où elle a l’habitude de se rendre. Au bout d’une heure, tes recherches s’avèrent être inutiles car tu ne trouves aucun signe d’elle nulle part. Tu demandes aux gens qui t’entourent si ils la connaissent, l’ont vus récemment, mais rien de fructueux. Il y a quelques jours déjà que tu ne sais plus où donner de la tête. Tu cherches à trouver n’importe qui, dans n’importe quelle circonstance. Il y a cette fille. Li Yan. Elle est étrange, certes, mais ton regard ne cesse de se poser sur elle dès qu’elle se trouve dans la même pièce que toi. Son sourire t’obnubile. Son parfum est enivrant. Tu secoues la tête nerveusement et tente de te ressaisir par tous les moyens. Li Yan a beau le hanter et te poser de sérieux problèmes de concentration, tu ne peux décemment pas oublier la tâche que tu accomplis actuellement.

« Xiu Juan… »

Quand, par le plus grand des hasards, ton regard se relève vers une silhouette. Il semble que celle-ci soit celle de la jeune femme que tu recherches. Tout à fait le profil que tu lui donnes. Tout à fait le visage de marbre qu’elle arbore, sans sourire, trainant des pieds. Elle te percute, et ne relève pas son regard. Tu fronces les sourcils et la retient par le poignet tandis qu’elle passe son chemin sans te voir. Après les heures que tu as passé à la chercher, tu espérais au moins un peu plus de sourire et de réaction. Tes doigts se resserrent sur son poignet et tu la retournes vivement vers toi, remontant son menton directement vers toi. Tu reconnais bien cet air surpris sur son visage et tu vois déjà son poing se former sur sa main droite et tu l’attrapes vivement de ta main libre pour détendre les muscles de sa main d’un geste doux.

« Frustrée, on dirait… »

Tu échappes un léger rire tandis que les traits de son visage semblent se détendre légèrement. Ton pouce glisse le long de sa joue pour dérider les derniers traits plissés de son visage. Relâchant l’étreinte de son poignet, tu recules de quelques pas et inspecte la rue dans laquelle vous vous trouvez. Elle n’est pas très fiable, et plutôt dangereuse. Tu as déjà entendu parler de cette rue et tu te demandes pourquoi elle se trouve ici à ce moment de la journée. Le téléphone de Xiu Juan dans sa main droite, tu lui arraches des mains pour y taper ton numéro de portable. Tu tentes de trouver ton propre numéro de téléphone sans pour autant y parvenir. Un froncement de sourcils se dessine sur ton visage et ton regard transperce celui de la jeune femme.

« Je comprends mieux. Mais est-ce normal que tu ne répondes pas à mes appels ? »

Il s’est tellement inquiété qu’il en a encore la chair de poule au moment où il lui parle. Un soupir s’échappe de ses lèvres et il attrape sa main pour l’attirer dans un café, un endroit plus sûre que la ruelle où les gens peuvent les écouter papoter de leur passé et leur futur. Les gens sont si curieux de nos jours qu’il préfère être prudent.

« Bon. Tu m’expliques ? Pourquoi ce silence ? Et où est ton frère ? Et… »

Tu t’interrompes quelques minutes, le temps de vous assoir à une table et que tu commandes deux cafés.
MessageSujet: Re: ❝ Après la pluie, le beau temps, non ? | Kang Li Tian ❤   Dim 27 Mai - 21:23

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Tu souris et préfères rire
plutôt que te montrer faible et pitoyable.



Un vent nouveau, un vent frais voilà ce qu’il amenait à la Xiu Juan. Debout dans un paysage miséreux qu’était la Fosse, il se tenait juste devant elle. Elle cligne des yeux, refusant de croire qu’il était face à elle, refusant d’accepter que cet homme était là, juste pour elle. Il semblait l’avoir cherché, elle le scrute, examine le moindre recoin de son visage, il était réel. Elle sentait sa main son visage, elle aurait frémit si elle le pouvait mais resta interdite. Elle allait tendre ses bras mais elle ne put, pourquoi était-il ici ? Elle ne l’avait jamais vu ici, à la Fosse et ce n’était pas comme s’il ne s’était trompé de personne. Cela ne pouvait être du hasard, elle n’y croyait pas de toute manière. À la fois heureuse et anxieuse, elle ne sait sur quel pas danser, alors elle reste passive, et l’écoute encore mi- songeuse. Que pouvait-elle dire de toute manière ? Elle n’arrivait pas à articuler le moindre son. La demoiselle au teint de lys le regarde, elle n’arrive pas à réfléchir, à aligner ses idées correctement. Tout est déjà si chaotique, et lui ne faisait qu’en rajouter. Du moins, en un mouvement, il avait tout balayé et jeté au vent mauvais les sombres pensées qui s’entassaient dans son esprit.

Sa voix la ramène sur terre, trop d’indice, impossible qu’elle puisse se leurrer aussi longtemps. Elle inspire, expire, et la voilà de nouveau consciente. Elle commence à gesticuler, libérer de son propre vide intérieur. Il n’y avait que lui pour la rendre aussi étrange. Li Tian lui prend son portable des mains, elle ne cherche même pas à le reprendre, elle se souvenait d’une chose. Zut, elle avait complètement oublié de le rappeler, elle avait complètement été omnibuler par ses soucis qu’elle n’avait pas eu le temps de le faire, non, elle n’y avait même pas pensé. Elle baisse les yeux, coupable, mais ne peut s’empêcher de sourire, légèrement car ce n’était pas tous les jours qu’elle voyait l’homme qu’elle aimait ou plutôt admirait le plus s’inquiéter pour elle. Lorsqu’elle croisa son regard, elle cessa de sourire. Se réjouir ou non, elle se le demandait lorsque ce dernier empoigna son poignet pour l’emmener dans un café non loin. Elle s’assit, droite comme toujours mais le malaise la prend. Il faut dire que même s’il ne le disait pas ouvertement, elle sentait qu’il y avait quelque chose, quelque chose qu’elle ignorait et c’était pour cette raison qu’il était là devant elle. Habituellement, c’était elle qui venait le voir, c’était elle qui jouait comme bon lui semblait mais aujourd’hui était différent.

La Huang ne sait pas quoi lui répondre, ni où poser son regard, du moment que ce n’est pas Li Tian, ça lui allait non ? Elle-même ne se reconnaissait pas dans ce comportement si puéril, si pathétique. Elle n’arrive pas à se concentrer, il était là devant elle. Il fallait savoir que Li Tian pour la demoiselle, c’était une sorte de star, d’idole encore plus génialissime que ces Jinzi. Elle lève enfin le regard sur lui lorsque ce silence l’intimide. Des questions émergent, aujourd’hui n’était pas comme d’habitude.

Sa voix est cassante bien que calme, cela la met mal à l’aise non pas parce qu’elle se sentait coupable mais plutôt parce qu’elle ne voulait pas lui mentir. Lui cacher la vérité revenait à lui mentir et ça, elle détestait. Elle voulait partir, disparaître ou même le fuir pour esquiver la question. Incapable de tirer cette histoire au clair, car tant qu’il ne lui posait pas de question, tout allait bien et toujours, elle avait fait en sorte que cela n’arrive pas. Ce qui était bien avec lui, c’était qu’elle oubliait tout, qu’elle avait la sensation de posséder un rêve qu’elle désirait ardemment. Il lui procurait une certaine sécurité lorsqu’elle était avec lui, sa présence était confortable, trop confortable. Elle allait lui répondre mais la serveuse la coupe elle et lui. Un café qu’elle refuse pour un chocolat chaud, éternelle gamine.

« Je suis désolée de ne pas t’avoir rappelé, j’étais trop occupée. Tu me connais, je suis toujours occupée à aller par ci et là. »

Xiu Juan esquisse un sourire, et marque une pause en voyant la serveuse arriver avec leur verre. Une fois partie, elle pose ses yeux sur la mousse formé au-dessus, et fait tourner lentement la tasse dans ses mains. La partie la plus délicate, elle ne réfléchissait pas vraiment à ce qu’elle allait lui répondre, elle se contentait d’y aller de façon spontanée. Pas le choix, elle l’était.

« Liang dort chez une amie, le laisser à la maison seul m’inquiète alors jusqu’à la semaine prochaine, il restera chez elle. »

Des réponses simples, il ne sait rien, à priori, il ne semblait pas et comme elle ne voulait pas l’inquiéter sur sa situation, elle préférait ne rien lui dire. Il avait ses soucis, elle ne voulait pas lui en rajouter et devenir un fardeau pour lui. Elle porte son verre à ses lèvres et boit doucement une gorgée avant de reposer sa tasse.

« Et toi, y ‘a-t-il du nouveau ? »

Des soucis au travail, des envies particulières, ou bien une petite amie ? Elle le regarde silencieusement, souriante comme à son habitude, elle ramène ses mèches rebelles derrière son oreille.
MessageSujet: Re: ❝ Après la pluie, le beau temps, non ? | Kang Li Tian ❤   Lun 28 Mai - 18:30

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« Souvent occupée, naon ? »

Du sarcasme s’émane de tes mots et les traits de ton visage s’étirent à peine. Tu échappes un énième soupir tandis qu’elle semble te sourire, tentant par tous les moyens de te détendre. Elle y arrive parfaitement. Cependant, à l’intérieur de toi, tu bouillonnes d’envie de savoir ce qu’il se trame pour qu’elle soit autant occupée que cela. Tu l’inspectes, tu cherches une faille, mais elle n’a pas changé. Son sourire est le même. Son regard ne montre aucune défaillance dans son attitude. Cette attitude qu’elle a d’être sereine et calme, tu la connais bien. Si quelque chose se trame, cette attitude s’intensifie. Or, maintenant que vous êtes attablé dans ce café et que le serveur apporte les boissons chaudes que tu as commandées, tu te demandes si là aussi elle n’est pas confronter à une situation compliqué, et si elle ne fait pas semblant d’être sereine. Xiu Juan est importante dans ton cœur. Si elle te mentait un jour, tu serais particulièrement blessé. Si elle venait à protéger ses soucis en demandant quels sont les tiens, tu t’énerverais rapidement. Pourtant ce n’est pas ce que tu fais, à présent. Tu souris doucement, passe ta main dans ta chevelure et inspire une bouffée d’air passant par la fenêtre adjacente à quelques mètres de vous.

« Je n’ai rien de particulier à te raconter… Mais… Mais je m’inquiétais juste pour toi. »

Ton sourire s’élargit. Tes dents blanches se dévoilent. Tes traits sont plus enjoués que quand elle t’a littéralement ignorée. Tu es déjà un peu plus décontracté. Tu te sens déjà mieux à l’idée qu’elle sache à quel point l’inquiétude qui s’est emparé de toi est forte. Il est pénible pour toi, de ne pas avoir de nouvelles pendant simplement trois heures, quand il s’agit d’une fille que tu considères comme ta petite sœur. Or, Xiu Juan n’est-elle pas comme une petite sœur à tes yeux ? Tu prends soin d’elle depuis déjà longtemps – assez de temps pour t’attacher à elle, comme quand vous étiez petits. Toi, tu te rappelles des journées passées dans le jardin de sa maison quand vos parents discutaient devant un café fumant préparé par Madame Huang. Elle était bien trop jeune pour se rappeler de certains détails – détails qui se répètent dans ton esprit. Petit, tu croyais même qu’elle pouvait être la femme de ta vie, mais les sentiments que tu as pour Xiu Juan ne sont pas amoureux. Il s’agit là que d’une pure et simple amitié. Elle est surement l’une des rares jeunes femmes que tu n’as pas touché dans ta vie – l’une des rares jeunes femmes que tu aimes à sa juste valeur et pour sa beauté naturelle. Xiu Juan est quelqu’un de très intéressant, et même si elle vient de la Ville Basse, tu n’as aucun préjugé contre elle. Au contraire, tu t’efforces de l’aider dans son éducation et sa scolarité en lui fournissant les cours dont elle a besoin pour accomplir les examens de fin d’année auxquels elle s’inscrira.

« Liang est chez une amie ? M-Mais… Pourquoi ne m’as-tu rien dit ? Tu es seule chez toi ? Je peux te tenir compagnie si tu veux… Tu peux même venir à la maison. Il n’y a jamais personne dans l’appartement, à part moi. E-Et… Elle… Elle est partie…. »

Xiu Juan n’est pas au courant, mais ton ancienne petite amie, une fille avec qui tu as tout partagé jusqu’à votre premier enfant, t’a laissé tomber récemment pour un riche homme de la Ville Haute. Malheureusement, tu ne sembles plus la hauteur de ses espérances depuis des années. Elle passait ses journées dehors sans te contacter. Elle n’a même pas pris la peine de te mettre au courant de sa grossesse quand elle était enceinte de votre fils. Elle est partie. Avec lui, votre fils, ton sang, ta chair, ta vie. Sans doute, ne le reverras-tu jamais après le premier regard que tu as échangé avec lui dans la couveuse à la maternité, alors tu essayes de ne pas y penser. Lui dire qu’ « elle est partie » c’est un effort considérable pour ton cœur et ton mental, mais tu veux la mettre au courant, tu veux lui dire que si tu la cherché c’est parce que tu te sens seul, abandonné, que tu n’as plus confiance qu’en est – pratiquement.

« On s’en fiche. Je compte bien rattraper toutes ses années de perdues… Erm. Il est bon ton chocolat ? »

Tu es le champion pour changer de sujet d’une traite, vraiment.
MessageSujet: Re: ❝ Après la pluie, le beau temps, non ? | Kang Li Tian ❤   Mar 29 Mai - 12:50

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Le vent balayera au loin,
la morosité quotidienne.



L’inquiétude, elle déteste ce mot. Il répète ce mot et son cœur se serre, soudainement plus douloureux sous la culpabilité mais elle reste de marbre, et s’acharne à se convaincre elle-même que c’était pour son bien. Après tout, dans quelques jours, elle aura tout réglé et pourra retourner à sa routine habituelle. Alors elle ne pouvait rien lui dire, car ce n’était que passager, ça n’en valait pas la peine.

Elle lui rendit son sourire avant de baisser les yeux pour fixer sa tasse, songeuse. Elle se sentait coupable, coupable d’être incapable de lui dire la vérité tout simplement parce qu’il lui avait tant donné. Elle ne ressentait aucune fierté de répondre à moitié à ses questions sachant pertinemment ce qu’il voulait et attendait inconsciemment mais elle n’allait pas lui donner les réponses qu’il attendait. Incapable de lui dire la vérité, incapable de trouver la force, le courage. Incapable de tout simplement accepter la situation dans laquelle elle s’était retrouvée. Xiu Juan ne désirait pas que son grand frère de cœur s’inquiète pour elle car il devait avoir lui aussi de son côté, ses propres préoccupations. Elle ne cherchait pas à la provoquer, il était trop spécial à ses yeux, trop précieux pour qu’elle se le permette mais si elle pouvait le protéger, elle le ferait même si sa façon d’agir serait répréhensible, elle le ferait. Elle ferme les yeux, cela faisait longtemps qu’elle n’avait pas pris la peine de se poser tranquillement, d’avoir l’occasion de savourer sur la terrasse d’un café un bon chocolat chaud et surtout en compagnie d’une personne qu’elle appréciait particulièrement. Elle s’accoude à sa table, le visage contre la paume de main droite, elle le regarde sans la moindre gêne. Trop parfait, elle était certaine que si elle ne le connaissait pas depuis aussi longtemps, elle aurait pu en tomber amoureuse mais il restait la personne qu’elle considérait comme étant l’homme parfait, l’homme idéal. Elle était certaine que l’homme qui se tenait devant elle avait son petit groupe de fan, de groupie à l’université. Lorsque son regard croise le sien, elle ne peut s’empêcher de rire en détournant le regard. Gamine mais l’idée qu’il ait des filles ou même des garçons collés à lui la fit rire. Elle se sentait étonnement chanceuse, chanceuse de ne pas être personne à ses yeux. Lui était comme le soleil si haut dans le ciel et elle, comme la terre si loin du ciel. Ils se trouvent dans des endroits opposés, lui si haut et elle au ras du sol, les yeux rivés vers lui.

Partie. Elle est partie. Elle se fige lorsqu’elle entend ses mots, posant d’un bruit sec sa tasse. Elle a longtemps cherché à mettre un nom sur l’admiration qu’elle portait à Li Tian, mais parce qu’il était avec cette autre, elle se disait que ce n’était que de l’affection, et depuis même si pendant une période elle l’a douté, cela s’est transformé en admiration. La bouche mi-ouverte, elle encaisse la nouvelle silencieusement du moins pendant trente secondes et elle se lève brusquement. Renversant sa chaise, attirant ainsi l’attention des gens mais cela ne l’importait peu. Elle se lève et l’attire contre elle. Il n’y avait rien qu’elle puisse dire, elle ne pouvait faire que ça. Comment pouvait-elle se résoudre à lui dire sa vérité si lui, souffrait aussi. Elle maudit cette femme qu’elle connaissait pour l’avoir juste croisé quelque fois. Xiu Juan ne pouvait rien dire, car il n’avait pas son âge, il était assez grand, mur et indépendant et pour celle raison, elle ne pouvait le mettre en question. Un adulte comparé à elle qui venait tout juste de débarquer dans cet univers. Pourtant, elle ne pouvait se résigner à le laisser, elle était là et serait toujours là même lorsqu’elle sera vieille, ridée et laide.

Lentement, Xiu Juan comprend les enjeux de cette rupture, mais surtout, le pourquoi de cette déclaration. Il avait besoin d’elle, et elle, ne faisait que causer de l’inquiétude alors qu’il se trouvait dans un point où le doute avait une emprise tel qu’il n’arrivait pas à trouver ses repères. Elle ne le sait pas, elle le devine, elle le suppose. Il devait être fatigué, doucement, elle lui caresse les cheveux.

« Tu préfères t’inquiéter de savoir si mon chocolat est bon ? Tu es vraiment étrange… »

Elle sourit bien qu’il ne puisse la voir, même si sa voix n’est qu’un murmure, et sonne presque comme un petit reproche. Décidément, il n’était pas quelqu’un de banal ou à sous-estimer. Il savait la prendre par les sentiments, mais elle n’arrivait pas à se résigner, ce n’est pas lui qui allait lui tenir compagnie, c’était plutôt elle si elle venait. Et encore, de toute la journée, elle continuera sa routine de petit boulot.

« Au lieu de rester ici, cloîtrée entre quatre murs alors qu’il fait beau, sortons. Faisons une balade à vélo dans la forêt ? »

Elle n’avait pas réfléchit, il fallait qu’elle comble ce silence. Tout ce qu’elle avait trouvé à dire vu une promenade, et pourquoi pas un pique-nique ? L’idée de venait pas d’elle, c’est juste qu’un peu plus tôt lorsqu’elle servait des clients, l’un d’eux racontait à son amie qu’il était parti emmener sa petite-amie faire une sortie histoire qu’elle se change les idées. Avait-il réussi ? Elle se le demande bien.


MessageSujet: Re: ❝ Après la pluie, le beau temps, non ? | Kang Li Tian ❤   

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