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 ❝ Juste un après-midi comme tous les autres | Hao Tsai Shen

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MessageSujet: ❝ Juste un après-midi comme tous les autres | Hao Tsai Shen   Mer 16 Mai - 16:32

avatar Huang Xiu Juan
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Tu cours après le temps, et dans ta course folle,
des obstacles se dressent toujours.


Quatorze heures moins le quart.
Xiu Juan pousse la porte vitrée de la librairie située au coin de la rue. Une jolie façade rouge décorée par quelques plantes vertes, et en lettre dorée était gravé sur du bois, le nom de la librairie. Comme à son habitude, elle arrive essoufflée, son souffle rapide, ses joues rouges, et un grand sourire aux lèvres. Elle avait couru pour venir, dès qu’elle avait fini son travail dans le café plus loin, elle venait ici commencer son troisième boulot à mi-temps de la journée. À son arrivée, elle salut son employeur, Monsieur Yin et ensuite les personnes qu’elle rencontre et se faufile à l’arrière de la boutique pour se changer dans les vestiaires. Elle regarde l’heure, elle n’était pas du tout en retard. Elle s’accorde une petite pause, le temps de reprendre son souffle avant de se changer, abandonnant ses vêtements usuels pour celui de son uniforme de travail : un chemisier rouge et un pantalon noir. Elle ramène ses cheveux à l’arrière les coiffe maladroitement avec ses doigts avant de les tresser et d’en faire un chignon à l’aide d’un crayon. Avant de sortir, elle se regarde une nouvelle fois devant la glace, non pas qu’elle aimait voir son reflet mais juste qu’elle devait être présentable. Dernière vérification et elle pousse la porte des vestiaires. Cela faisait déjà trois mois que Monsieur Yin l’avait prise sous son aile, et il ne pouvait qu’être satisfait de sa recrue car elle répondait non seulement à ses attentes mais aussi à celle des clients. Et puis, une jolie fille attire, forcément, c’est bon pour le commerce.
« Mei s’est occupée d’enregistrer les livres, pourrais-tu les ranger ? » lui demanda-t-il en grattant pensivement son menton, avant d’ajouter « Lorsque tu auras terminé, il faudrait que tu nettoies le sol vers le fond de la boutique, des clients se sont plaint. » Dernière instruction, et il quitte la librairie pour rentrer chez lui.
Elle relève la tête et acquiesce en guise de réponse. Elle ne pouvait pas refuser, c’était son boulot. La jeune femme se dirige vers la réserve et dispose sur une table roulante les livres indiqués par son patron. Pour se faciliter la tâche, elle commence à les trier genre afin d’être plus rapide lorsqu’elle devra les mettre à leur place.
« Xiu Fuan, je me sens pas très bien, tu peux t’occuper de la caisse ? » C’était une mauvaise comédienne. Elle avait son portable dans la main droite, signe qu’elle voulait être à labri des regard pour répondre à ses messages. Xiu Fuan hésite un instant avant de se relever et de lui répondre «D’accord, faudrait juste que tu ranges les livres et si d’ici là tu te sens toujours mal, Monsieur Yin m’a chargé de nettoyer le sol vers la rangée du fond. » Un service contre un autre service, elle ne pouvait pas tout accepter la tête baissée ni faire le travail des autres. « Pas de soucis, merci. »
Elle n'aimait pas particulièrement la caisse, si ce n'est que lorsqu'il n'y avait pas beaucoup de client, elle avait le droit de lire. Du moins le patron l'autorisait car les soirs où les gens se pointaient en masse, la caisse devenait rapidement un lieu infernal où il fallait être rapide, efficace et surtout ne pas faire d'erreur. Généralement en début d'après-midi, il n'y avait pas grand monde. Les seuls clients étaient un petit groupe d'adolescent qui lisaient debout, de façon bien inconfortable les bandes-dessinée.

Le carillon accroché à la porte résonne, le vent s'engouffre dans la librairie, du vent frais. La demoiselle se lève en même temps que la personne qui traverse la porte.
« Bonjour… »
Son sourire disparaît, elle reconnait ce visage un peu trop familier pour elle. Instinctivement, elle baisse la tête. Espérant qu’il ne la reconnaisse pas. Elle détourne le visage, faisant semblant de chercher quelque chose, du genre, un moyen pour sortir incognito tant qu’il n’est pas trop tard. Mais une idée traverse son esprit et s'il la cherchait ? Et s'il était venu pour elle ? L'idée la révolte. Qu'on lui dise qu'elle se trompe, qu'il passe son chemin et l'ignorer. Mais sur le coup, sa nature impulsive reprend le dessus, elle relève la tête. On pouvait lire son visage, la colère, l'exaspération mais aussi une seule envie: qu'il parte.
« Que fais-tu ici ?! »
Elle enchaîne, ne donne pas de répit.
« Après ma maison, mon lieu de travail ? Dégages. »
Contrairement aux autres filles, sa voix ne monte pas dans les aiguës, elle est rauque. Même si elle ne crie pas, elle pèse chacun de ses mots, en particulier le dernier. Elle ne voulait pas le voir, ni aujourd'hui, ni demain. Qu'il disparaisse.
MessageSujet: Re: ❝ Juste un après-midi comme tous les autres | Hao Tsai Shen   Mer 16 Mai - 21:00

avatar Hao Tsai Shen
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    Une journée bien difficile, tous les jeunes du centre semblaient avoir envie de s’énerver en même temps et vouloir crier contre le monde entier qu’ils étaient en colère contre la société. Pas facile alors, entre les crises de larmes, de colère voire de violences, l’éducateur avait du éviter pas moins de six coup de pied et sept baffes. Il n’est pas toujours bon et paisible d’exercer dans ce métier. Travailler pour les autres, n’était pas forcément ainsi que vous en tirez le plus de reconnaissance, au contraire, on a tendance à vous voir comme un ennemi, alors que vous vous battez dans le but d’aider simplement. Quoiqu’il en soit, Tsai Shen était fatigué en ce début d’après midi. Le pire était surement de savoir que la journée était loin d’être terminée ! Il devait encore passer du temps avec les jeunes pour essayer de leur trouver une occupation pour ne pas avoir à hurler de rage contre tout. S’étirant en baillant bruyamment, ses collègues le regardèrent en riant avant de lui faire part de quelques évolutions sur certains de leurs pensionnaires. On peut dire qu’il y avait du progrès, mais Tsai Shen restait persuadé que trouver à certains du travail était la solution à leurs problèmes, rester enfermés ici n’était pas une bonne chose, il fallait qu’ils voient le monde extérieur et arrive à se socialiser avec d’autres personnes. Tapant en rythme sur son bureau, le jeune homme était totalement perdu dans ses pensées, alors qu’il sursauta soudainement en se souvenant d’un rendez-vous important qu’il avait avec un certain monsieur Yin, qui travaille dans une librairie. Grognant et pestant contre lui-même, l’éducateur se mit brusquement debout en voyant l’heure, presque une heure de retard ! Dans qu’elle galère il était à présent, comment expliquer un tel retard ? Attrapant sa veste noire le jeune homme remonta ses manches avant de filer en courant. Ses collègues se mirent à rire sur son passage, se doutant, qu’une fois de plus, il avait surement était trop pris par ses pensées pour penser à un rendez-vous. Sautant les dernières marches de la structure, le jeune homme s’élança dans la rue, courant comme si le diable lui-même le poursuivez. Esquivant au mieux les personnes et devant parfois s’excuser à la vas vite, le jeune homme semblait ne jamais pouvoir s’arrêter une fois devant la librairie trop pris dans son rythme.

    Se stoppant de justement devant le magasin, le jeune homme regarda sa montre. « Raah ! » Le pauvre devrait surement revenir un autre jour, pour voir le gérant, néanmoins … Avec un peu de chance il n’était peut-être pas encore partit. Rentrant dans la librairie alors qu’il reprenait doucement son souffle, le jeune homme passa sa main dans ses cheveux mi-long qu’il aime tant et qu’il ne voudrait pas voir tomber de sa tête, parce qu’une méchante fille l’attaquerait pour le raser … Tsai Shen se mit à regarder autour de lui entendant à peine le bonjour, auquel il répondu brièvement cherchant du regard Monsieur Yin avec un certain espoir de le voir apparaitre devant lui. Pourquoi tout ne se passe pas comme dans les rêves ? C’est vrai c’est tellement plus simple. Regardant alors vers la caisse, le jeune homme fit quelques pas dans cette direction, voyant une jeune femme chercher quelque chose. Cependant en voyant qui se relever, l’éducateur marqua un temps d’arrêt un peu surpris.

      « Oh … »


    Très loquasse, il faut l’avouer, mais il avait été réellement surpris de la voir ici. Il faut dire que l’avoir en face de soi alors que d’habitude elle s’enfuit c’était assez étrange… Elle travaillait donc ici. Regardant l’heure discrètement, le jeune homme allait essayer tout de même de rassembler des informations sur la demoiselle, cela peut toujours servir. Affichant un léger sourire alors qu’elle lui adressait la parole, il était ravi d’entendre ses doux propos. Oh ? Etaient-ils intimes pour se tutoyer déjà ? Non … Cela voulait surement marquer un certain manque de respect et peut-être lui prouver qu’elle ne le prend pas au sérieux. Pourtant, n’ayant pas le temps de placer, un mot le jeune homme attendit sagement qu’elle eut fini pour s’approcher du comptoir. Posant ses bras dessus en soupirant doucement, Tsai Shen se mit à regarder les produits sur ce dernier. Il n’était pas vraiment d’humeur à se battre, il n’avait cessé de le faire ce matin.

      « En réalité … Je suis à la recherche de Monsieur Yin serait-il encore ici ? Il devait me remettre aussi des bouquins sur des activités manuelles à faire… S’il vous serez possible de vous renseignez j’en serais ravis. »


    Remettant un peu de distant entre lui et la demoiselle en la vouvoyant, il fit en sorte de ne pas lui répondre. Pas besoin de rentrer dans son jeu d’intimidation. Souriant toujours il semblait totalement serein et calme. A quoi bon s’énerver ? Il passait son temps à lui courir après, le fait qu’elle soit là, incapable de fuir était au fond une victoire.

      « En tout cas, c’est étonnant de vous voir sur place, sans vous enfuir. … Votre petit frère va bien ? Il me semble que vous avez des difficultés, même si vous ne voudrez pas l’admettre, je ne suis pas là pour vous mettre des bâtons dans les jambes. Je peux très bien vous apporter de l’aide. Mais sinon pour vous répondre, non je ne suis pas là pour vous. D’autres personnes sont dans le besoin. »


    Attrapant un stylo sur le comptoir pour le bidouiller un peu, l’éducateur continuez de lui sourire gentiment. Allons bon … Qu’allait-elle faire ? Etre professionnelle ou fuir ? Tsai Shen allait pas se le cacher sa réaction future allait beaucoup jouer sur son avis et sur un éventuel choix qu’il aurait à faire dans l’avenir. Perdant le bouchon du stylo par-dessus le comptoir à force de jouer avec le jeune homme lâcha un léger « Oups. » Avant de se pencher pour essayer de voir où il avait pu le faire tomber. Qu’il peut être maladroit. Au passage, autant en profiter pour voir si elle lisait quelque chose ou faisait quelque chose. Eh oui… Même s’il n’est pas au travail il travaille encore.

      « J’ai perdu le bouchon … Vous pouvez me le récupérer ? Il est partit un peu plus loin … »


    Une voix un peu enfantin, le regard remontant vers le demoiselle, Tsai Shen s’amusait à tester la jeune femme. C’est fou finalement ce que ce métier pouvait être excitant.
MessageSujet: Re: ❝ Juste un après-midi comme tous les autres | Hao Tsai Shen   Mer 16 Mai - 22:32

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Ton masque n'est plus qu'une vulgaire façade,
mais il reste une barrière aussi petite soit-elle.


Ces lueurs rieuses dans son regard, j’avais envie de les lui arraché. Je ne l’aimais pas, pourtant je savais que je n’avais pas réellement de raison pour le détester. C’est juste qu’il y avait cette peur en moi, cette crainte de devoir un jour tout laisser non pas parce que je le voulais, mais parce qu’on me l’imposait. Il semblait surpris de me voir, j’en fus presque pétrifié, était-il si bon comédien ? Je me méfiais, je ne voulais pas entrer dans son jeu, je ne voulais pas me laisser si facilement leurrer. Après tout, faire confiance à personne est le seul moyen que j’avais pour survivre. Tant qu’on ne peut lire le cœur des gens, ce dernier restera un mystère. Même un mari qui a passé quarante ans de son existence avec sa femme aura toujours un secret à lui cacher. Je fais claquer ma langue contre mon palet et le toise du regard sans la moindre gêne. Il devait être ce fameux Hao Tsai Shen, si mes souvenirs sont bons –faut dire que faire la morte en faisant semblant de ne rien entendre est tout un art -, le fameux éducateur qui comme les précédents gugusses avait essayé de me faire sortir, enfin, essayer que je daigne de leur ouvrir la porte. Je ris intérieurement, leur mine abattue me revient à l’esprit. Quoiqu’il en soit, il n’était pas le bienvenu… Monsieur Yin. Son nom déclencha un déclic. Je n’étais pas chez moi, j’étais à la boutique. Merde. Rien qu’il m’ait fait oublié où j’étais était une raison de plus pour le détester. Quoiqu’au fond, je trouvais ça drôle, qu’il soit différent. Inspire, expire car la journée est loin d’être terminée ma belle. Tout ne fait que commencer et tout se termine. Ce n’est juste pas ton jour. Elle se mordille la lèvre inférieure. Le masque était posé.

« Très cher client, Monsieur Yin vient tout juste de partir, donc si tenez à le rencontrer après avoir raté votre rendez-vous, vous pouvez toujours lui courir après. À cette heure-ci si je ne m’abuse – elle fit mine de regarder l’heure-, il devrait être au bout de la rue, là où se situe la boulangerie pour s’acheter du pain. Si vous avez un peu de chance, vous le rattraperez. »

Le sourire commercial, ce sourire faux et hypocrite qui ne dupe personne si ce n’est que les imbéciles heureux qui veulent croire que le monde est encore bon envers eux. C’est ce genre de sourire qu’on pouvait voir sur les lèvres de la demoiselle. Même son regard s’était adoucit, mais intérieurement, elle se répète encore et encore que ce n’est qu’un client et qu’il partira. Pour quelqu’un de passage, il pourrait la croire bienveillante, mais en réalité, ce n’est qu’une façade froide, superficielle. Elle consulte sur l’ordinateur les éventuels livres que Monsieur Yin aurait pu laisser pour cet homme. Un espoir fou, un espoir vain.

«Mon frère se porte bien, c’est gentil de vous en soucier. »

Alors foutez le camp avec votre hypocrisie. Après tout vous ne faites ça que pour votre boulot. Je vous facilite la chose, Liang va bien. Il n’a pas besoin tout comme notre famille n’a pas besoin de vous. Alors laissez-vous tranquille si vous voulez qu’on aille bien plus longtemps.
Elle ignore le sarcasme et lui sourit, sincère cette fois. Avant de baisser les yeux et le regarder s’amuser avec ce malheureux stylo. Elle ne pouvait pas supporter de le regarder en face, ce sourire sur ces lèvres, elle ne voulait pas en savoir davantage. Mais qui avait dit qu’elle avait le choix ?

« Les livres que vous avez demandé son dans la réserve, si vous voulez bien patien… »

Le bouchon saute. Elle le regarde, presque excédée, était-il un enfant ? Pourtant elle suit son regard, il semble chercher quelque chose. Et lorsqu’elle voit que le regard de Tsai Shen se pose sur son bouquin de médecine. Instinctivement, elle pose la main dessus comme pour le cacher. Mais c’est trop tard. Elle le savait. En même temps qu’elle s’agenouille pour ramasser le bouchon qui avait atterrit à ses pieds, elle retourne le bouquin.

« Tenez. Patientez, je serai rapide. »

Sa voix était neutre.Sa silhouette élancée quitte le comptoir et d’une démarche tranquille elle se dirige vers la réserve. Du moins, lorsqu’elle referme la porte, elle se laisse tomber contre la porte. Il fallait qu’elle se calme car que pouvait-il réellement faire ? Rien. C’était l’occasion pour elle de fuir, il y avait une porte de sortie à l’arrière de la boutique, elle pouvait l’emprunter. Pourtant, elle sort de la réserve, les manuels calés contre sa poitrine. Elle devait être folle et se maudissait elle-même. Elle ne pouvait pas fuir éternellement, elle pouvait juste éviter que ce genre d’évènement se reproduise. C’était l’infime pouvoir qu’elle possédait et encore.

« Voici les livres que vous avez demandé. Je me suis permise de vous rajouter un manuel pour apprendre à faire des origamis, les enfants aiment ça. Enfin, ces derniers jours, beaucoup de parents nous l’ont commandé, donc je vous le conseille puisque vous travaillez avec des enfants. Avez-vous besoin d’autre chose ? »

Il avait un point et elle n’en avait marqué aucun. La bataille était perdue d’avance mais elle se s’avouait pas vaincue.
MessageSujet: Re: ❝ Juste un après-midi comme tous les autres | Hao Tsai Shen   Ven 18 Mai - 15:12

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    Pas de chance le gérant avait filé ! Rah, c’est bien sa veine, il n’allait pas paraitre très professionnel, enfin avec le temps on s’habitue un peu au fait qu’il soit tellement en train de réfléchir à une solution qu’il en oublie les petites choses à côtés. Ce n’était franchement pas évident tous les jours, soupirant doucement la mine contrainte d’admettre qu’il devrait revenir le lendemain avec une bonne excuse. Le jeune homme se demandait presque s’il ne pouvait pas avoir affaire à une autre personne, lui éviter de se déplacer. Regardant du coin de l’œil, Tsai Shen lança un léger sourire à la demoiselle quant elle, lui dit qu’il serait surement à la boulangerie. Mais quelle douce attention que voilà. S’il n’avait pas comprit qu’elle essayait de le foutre dehors, il ne comprendrait jamais rien. Soupirant doucement, tout de même un peu déçu de le rater surement de peu, le jeune homme n’allait pourtant partir les mains vides, il avait espoir de trouver alors les livres que le dirigeant lui avait promis. Depuis le temps qu’il cherchait à renouveler les activités pour les jeunes, cela ne lui ferait pas de mal de les avoir et potasser ce soir pour arriver demain avec une bonne idée. Il fallait perpétuellement trouver une nouvelle occupation, faire la même chose n’allait pas les aider à avancer. Il fut ravi en tout cas, de savoir que son frère allait bien, bien sûr elle pouvait lui mentir, il en était conscient, mais elle n’avait pas évité la question, c’était déjà une bonne chose, finalement, cela ne serait peut-être pas dur de la faire parler ?

    A force de bidouiller le stylo, le jeune homme avait donc perdu le bouchon, tout as fait curieux de voir ce qu’il pouvait trainer dans le coin, la demoiselle n’avait pas terminé sa phrase pour le regarder. Bon, rien de bien spécial en tout cas, mis à part … Un livre de médecine. Oh ? Penchant un peu la tête pour essayer de mieux voir, la demoiselle posa sa main sur ce fameux livre l’empêchant alors de voir de quoi il s’agissait exactement. Tout ce qu’il avait pu retenir c’était la couleur et que cela parlait de médecine. Se redressant alors qu’elle lui rendit son bouchon, le jeune homme lui adressa toujours son sourire professionnel alors qu’il remettait doucement le bouchon à sa place.

      « Merci bien. Je vous attends, je ne bouge pas d’ici ! »


    Souriant de plus belle comme pour essayer de l’exaspérer un peu plus, il avait bien sentit que sa présence ne plaisait pas vraiment à la demoiselle. Mettant le stylo à sa place initiale, Tsai Shen profita de l’absence de la jeune fille pour jeter de nouveau un coup d’œil au livre. Bon … S’il voulait savoir de quoi cela parler il allait devoir s’en procurer hein … N’est-ce pas formidable de se trouver dans une librairie ? A croire que tout est fait pour lui simplifier la vie. Regardant autour de soi, le jeune homme fit en sorte de repérer les employés de la librairie. Tiens là-bas, il avait l’impression d’avoir déjà vu cette fille… Non pas elle. Elle ressemblait fortement à l’une de ses ex petites amies, mais par chance ce n’était pas elle. Cela allait lui éviter d’avoir des problèmes. Se massant la nuque, le jeune homme fit Xiu Juan revenir avec ses bouquins. Récupérant les livres, le jeune homme semblait enfin sourire réellement, le regard remplit d’espoir. Il se mit à feuilleter quelque peu les ouvrages, réfléchissant déjà à de nouvelles choses. Ah … Si seulement il arrivait au moins à aider un ou deux gamins du centre, cela serait merveilleux. On ne peut faire des miracles… Malheureusement.

      « Je vous remercie. Hum … Je vais jeter un coup d’œil, voir si quelque chose peut m’intéresser. »


    Souriant, le jeune homme se mit à avancer dans les rayons tranquillement, gardant ses livres sous le bras gauche. Bon voyons voir … Le coin médecine. Il doit bien y avoir ce fichu livre non ? Laissant les doigts de sa main droite courir sur les couvertures de livres, l’éducateur finit par s’approcher d’une demoiselle au fond de la librairie en train d’envoyer des messages surement. Rah … C’est filles, pas capable de travailler correctement. Soupirant légèrement, Tsai Shen afficha cependant son plus beau sourire pour lui demander s’il avait une section pour les livres sur la médecine. La demoiselle en question lui indiqua un lieu avec un beau sourire commercial. Tsai Shen la remercia et se mit alors à fouiller dans le rayon qu’elle lui avait indiqué.

      « Alors … Où te caches-tu ? »


    Curieux de savoir ce que cela pouvait renfermer, le jeune homme ne savait pas si cela était pour d’éventuelle étude, sur le métier simplement ou peut-être sur les maladies qui existent. Son petit frère était peut-être malade. Enfin bref… Comme tout bon travailleur social, Tsai Shen mettait son nez partout dans le but d’en apprendre un peu plus sur ce fameux livre.
MessageSujet: Re: ❝ Juste un après-midi comme tous les autres | Hao Tsai Shen   Ven 18 Mai - 19:32

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Tu recommences, tu essaies de nouveau.
Mais tu ne comprend toujours pas.


Optimiste, elle a toujours pensé de façon positive. Plutôt que garder une humeur maussade voire semi-massacrante dû à une exaspération du monde extérieur qui marche complètement de façon désarticulée, Xiu Juan a toujours préféré garder un esprit ouvert et positif. Elle faisait partie du ce cercle de personne qui voulait tout de même croire qu’il y avait un espoir. Espérer c’est bien beau, mais rester là tel un piquet à attendre qu’un jour les hommes se réveillent en se disant « je vais devenir bon », ce n’est pas gagné d’avance pour ne pas dire pas du tout. Ainsi, elle restait tout de même un minimum réaliste, les pieds sur terre. Elle n’attendait pas grand-chose mais espérer ne pouvait pas lui faire de mal, alors la demoiselle restait fermement sur ses positions. Incapable de détester réellement quelqu’un –sauf sa mère, mais c’est une longue histoire -, elle se contentait jusqu’à ce jour d’ignorer les gens qu’elle n’appréciait pas, de les éviter. En gros, de ne pas interagir avec eux, quitte à prendre la fuite et passer pour une trouillarde –alors qu’en vérité, il n’est pas sujet de fierté -. Mais lui, lui il commençait sérieusement à la frustrer, elle était à la fois énervée contre lui et contre elle-même. En plus de cela, il y avait une part d’elle toujours paniquée à l’idée qu’il puisse lui arracher ce qu’elle avait de plus précieux. Ce mur qu’elle avait bâti entre le monde extérieur et elle, il le grattait. Ce mur est sa sécurité, une barrière qui la protégeait des curieux. Un mur qu’elle avait édifié lorsqu’elle comprit que vivre ne dépendait plus que d’elle. Et ce Tsai Shen n’était pas comme les autres. Trop borné pour comprendre les limites posés, que pensait-il pouvoir gagner ? Il continue, sourire aux lèvres. Sourire amusé qu’elle arrivait même à détester, elle pouvait rien faire. Impuissante, elle le regardait aller à l’opposé de la porte de sortie. Elle serre les dents, et lorsqu’il disparaît de son champ de vision, elle se laisse tomber sur sa chaise silencieusement. Si elle le pouvait, elle aurait hurlé, l’aurait poussé vers la sortie, mais elle ne pouvait pas. Le risque était trop grand, et l’enjeu encore. Elle ne pouvait pas se permettre de perdre son emploi et même s’il était à mi-temps car trouver un autre emploi en peu de temps relevait du défi tandis que le loyer de fin de mois, n’attendait pas. Xiu Juan n’aimait pas le caractère persistant du jeune homme, bien qu’elle le soit elle-aussi. Elle se redresse et soupire longuement avant de saisir son livre et de l’ouvrir.

Cela faisait vingt minutes, elle lisait, concentrée. Du moins, c’est ce qu’à penser l’adolescent en traversant le seuil de la porte et en voyant qu’elle ne répondait pas à son bonjour. Vingt minutes qu’elle butait sur la même ligne, trop occupée à réfléchir à ce qu’il pouvait bien faire, trop occupée à jeter des coups d’œil là où il avait disparu. Elle était certaine qu’il n’était venu que pour récupérer ses livres, rien de plus. Elle ne s’en serait pas préoccupée s’il elle n’avait pas ce mauvais pressentiment. Loin d’être paranoïaque, elle était juste méfiante, extrêmement méfiante envers cet homme car contrairement à ses collègues, elle n’arrivait à lui trouver de faille. Incapable de lire en lui, il était l’élément x de la fonction. Elle avait besoin de temps, plus que pour les autres. Elle se fixe les idées, trouve ses repères, et prend du recul. Elle s’apprête à se lever et quitter le comptoir qu’un client la retient.

« Excusez-moi, je cherche un livre mais je n’arrive pas à le trouver. Vous pouvez m’aider ? »
« Bien sûr, quel est le titre du livre ? ».

Elle affiche un sourire, et patiemment chercher sur l’ordinateur le peu de référence que l’enfant lui donne. Son sourire aussi bien commercial pouvait-il être était juste vrai. Elle oubliait le crétin perdu dans les rayons, concentrée à rendre service. Le livre que la petite fille cherchait était dans les rayons, rien n’affichait une éventuelle rupture de stock. Alors, elle quitte le comptoir, et marche en direction du rayon pour enfant, suivit de cette dernière. Le livre était juste un peu caché, elle le saisit et le donne à l’enfant qui la remercie avant s’asseoir le lire. Xiu Juan arrange l’étagère avant de se diriger vers les autres rayons, comme pour voir s’il n’y avait pas d’autre client en détresse. Elle l’aperçoit, plusieurs livres dans les bras. Elle lève les yeux, rayon médical. Elle se cache, amusée lorsqu’elle fit le lien entre le livre posé sur le comptoir et la pile de livres qu’il portait à bout de bras. Son livre se décomposait en plusieurs volumes traitant chacun de sujet spécifique. Elle s’approche de lui, curieuse et lorsque son regard croise le sien, sa réponse est immédiate.

« Avez-vous besoin d’aide ? »

Elle n’attend pas de réponse que déjà, elle se glisse à côté de lui, le poussant légèrement pour saisir un livre placé un peu en hauteur. Elle se hisse sur la pointe des pieds et l’attrape enfin.

« Je crois savoir que c’est ce livre que vous cherchez. »

Elle lui tend le livre, et lorsque la main du jeune homme le touche, elle baisse le bras, empêchant qu’il le prenne.

« Que cherchez-vous exactement, Monsieur Hao ? »

Sa voix était calme, grave. Elle le regardait dans les yeux, le visage neutre. Il aura beau feuilleter le livre, la réponse n’est pas glissée entre les lignes.
Pas dans un livre de psychologie.
MessageSujet: Re: ❝ Juste un après-midi comme tous les autres | Hao Tsai Shen   Sam 19 Mai - 20:53

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    S’arrêtant devant la montagne de livres, Tsai Shen sentit son courage le lâcher un peu alors qu’il soupirait doucement. Il valait mieux qu’il arrive à s’organiser un peu pour s’en sortir. Posant les livres qu’il comptait emporter à ses pieds, l’éducateur commença à trier les livres. Posant à sa droite ce qui ne lui servait à rien et à sa gauche ceux qui pouvait éventuellement lui servir. Autant vous dire que la pile de droite était bien plus haute que celle de droite. Soupirant au bout d’un moment, le jeune homme s’étira avant de se masser la nuque qui était douloureuse à force de se pencher, de chercher à droite et à gauche. Il avait l’impression d’avoir cherché depuis des heures alors qu’à peine quelques minutes venaient de s’écouler. Bon une chose était sur, le livre en question ne se trouvait pas dans le rayonnage le plus haut de cette allée. C’était une bonne chose… Il restait cependant, encore pas mal de longueur à couvrir et de hauteur. Rah ! Cela était vraiment prise de tête. Comment pouvait-il trouver ce fameux livre en un temps record ? Se mordant la lèvre inférieur, l’éducateur fini par attraper plusieurs livres d’un seuil coup pour les ouvrir un a un, tout en essayant de ne pas les faire tomber. C’est étrange, mais les livres étaient important selon Tsai Shen et qu’importe leur contenu il ne se voyait pas en abimer un seul ici. Certes à voir les maladies qu’il pouvait être abordé dans les livres et parfois les photos de démonstrations, cela ne donné pas envie de les garder dans ses bras, mais bon … Grimaçant en refermant le livre, il le posa sur la pile de livre à côté de lui. Avant de sentir d’innombrables frissons parcourir son corps… Il ne pouvait rester sans regarder. Se penchant pour lire ce qu’il avait aperçut, notre cher ami semblait pâlir de plus en plus, c’était réellement horrible !

    Refermant le bouquin sans finalement trop chercher à comprendre, le jeune homme s’intéressa aux livres qu’il avait dans ses bras. Pourquoi est-ce qu’ils semblaient tous être identique ? Se mordant rapidement la lèvre inférieure, le jeune homme se mit à pester contre cette tonne de livre qui semblait lui échapper petit à petit des mains. Ce n’était vraiment pas son jour de chance. Pourtant sentant quelqu’un s’approcher de lui, Tsai Shen se raidit quelque peu, en regardant la personne en question arriver. Assh ! La voilà … Il était d’ailleurs étonné qu’elle ne lui ait pas courut après ? Peut-être qu’au fond, elle le regardait depuis un moment en riant de bon cœur. Il était persuadée qu’elle devait bien se marrer à le voir comme ca, empêtrait avec tous les livres. Lui adressant un léger sourire en entendant sa question, le jeune homme avait surtout envie d’hurler. Il avait l’impression de se faire avoir par cette fille si facilement. Enfin bon, tant qu’il sait si cela ne touche pas son petit frère, il peut bien passer pour un imbécile, il était prêt à prendre ce risque.

    La regardant attraper le livre, Tsai Shen en profita pour sa part pour poser sa pile de bouquins qui annoncés de toute façon de tomber très prochainement. Se redressant en voyant le livre lui arriver sous le nez, un sourire apparut sur le visage de Tsai Shen. Le voilà donc ! Pourtant alors qu’il essaya de le prendre, quelqu’un lui enleva. Eh ! Ce n’est pas gentil ca ! Relevant les yeux vers la demoiselle en question. L’éducateur ouvrit la bouche sans rien dire au premier coup.

      « Je veux juste m’assurer de son contenu. Un des pensionnaires du centre à lu le même et je me demandais si cela était une bonne chose ou non… Mais vu que vous étiez en train de le lire apparemment vous pouvez peut-être me renseigner ? »


    Le mensonge est une vilaine chose, il est vrai, mais il ne pouvait pas lui dire tout de même que c’était pour surveiller ce qu’elle pouvait lire. Se penchant un peu, il attrapa le livre qu’il récupéra d’un coup bref, mais pas pour autant violent. L’ouvrant, pour regarder un peu dedans, il fut ‘rassuré’ en quelque sort par le contenu. Souriant légèrement, il referma le livre avant de se mettre à ranger la pagaille qu’il avait pu causer. Il prit soin bien sûr, de poser le livre que lui avait donné la demoiselle sur son tas à emporter. Mine de rien, il y avait des choses qu’il pouvait surement être intéressante là dedans. Rangeant tranquillement les livres, le jeune homme posa de nouveau son regard sur Xiu Juan, lui adressant un léger sourire, il voulait essayer de lui parler sans l’énerver. S’il arrivait à lui montrer qu’elle pouvait lui faire confiance tout serait plus simple.

      « J’avoue que vous m’impressionnez, vous avez du courage pour porter à bout de bras votre famille… Vous n’avez jamais eu de rêve que vous voudriez réaliser ? »


    Essayons une approche de ce genre. Le tout étant de savoir comment elle allait réagir. Finissant de ranger les livres, le jeune homme soupira et se mit à sourire en voyant qu’il avait tout rangé. Récupérant le livre que Xiu Juan, lui avait tendu, il l’ouvrit un peu sans lire avant de le refermer et le remettre à sa place en souriant à la demoiselle.

      « Si je veux que vous alliez confiance en moi, il faut que je commence par le faire moi-même… »


    Continuant de lui sourire, il finit par ramasser ses bouquins qu’il était venu chercher à la base.



MessageSujet: Re: ❝ Juste un après-midi comme tous les autres | Hao Tsai Shen   Dim 20 Mai - 11:18

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Non seulement tu te casses la tête avec ce crétin,
mais tu t'en prends le cul aussi. Aïe.


Elle ne savait plus trop quoi penser de cet énergumène qu’une société crétine lui envoyait histoire de bien l’ennuyer. Elle le regardait d’un air désabusé, savant vraiment pas quoi pense sur le moment. Se rendait-il compte que le flot de parole qu’il débitait était trop flagrant ? Elle n’était pas aussi dupe et stupide pour croire cette histoire, surtout que si cette petite histoire était vraie, il aurait eu le temps de prendre les références du bouquin plutôt que de se retrouver pénard avec des piles de bouquin. Sauf si le jeune était aussi effarouché qu’elle. Hm. Elle l’écoute sans vraiment l’écouter, le regarde sans vraiment le regarder, décidément, elle n’avait pas de chance. Que devait-elle faire pour enfin se débarrasser de lui ? Elle regrettait même les collègues du jeune homme auxquels elle avait tendu des pièges pour les repousser dans leur retranchement jusqu’à qu’ils tendent le drapeau blanc en signe de résignation. Était-ce parce qu’il était jeune ? Du coup plus tenace, plus passionné dans son métier qu’eux ? Cherchait-il une promotion plus rapidement pour avoir se hisser en haut de l’échelle et profiter d’un salaire plus que correct histoire paresser par la suite en faisant le minimum ? Bras croisée, lassée presque, elle ne pensait plus qu’à une chose.

« Les réponses à vos questions, je crois que c’est votre pensionnaire qui les détient. Plutôt que de me le demander, questionnez-le. Qui sait, ça lui fera plaisir de voir votre intérêt pour lui… »

Fourbe. Elle avait baissé sa garde un instant et voilà qu’il en profite. Dangereux, redoutable, elle ne pouvait pas le sous-estimer. Du moins, la seule solution qu’elle voyait à présent, se résumait à la fuite. Restez trop longtemps pourrait lui jouer des tours, et elle ne pouvait pas se permettre de s’exposer aussi facilement. Il était clairement en position de force. Coincée dans son rôle, coincée dans son statut d’employée à mi-temps, elle pouvait rien faire. Lorsqu’elle vit un sourire se dessiner sur les lèvres du jeune homme, elle eut un mauvais pressentiment. À croire que dès qu’il souriant, cela annonçait pour la demoiselle un mauvais présage. Dans le genre, touchons à ta corde sensible. Il jonglait entre les rôles du client et de l’éducateur, inlassablement, la mettant presque au défi de danser entre vie professionnelle et vie privée. Elle avait presque le sentiment qu’il s’amusait d’elle à ses dépens, cherchait-il à la voir s’énerver, à jeter sur lui, tous les livres qu’elle avait à sa portée, pestant comme une furie ? Lui donnant ainsi une raison de dire à ses supérieur que Huang Liang vivait dans un environnement dangereux du fait que sa sœur pressentait de sérieux signe de violence et d’instabilité ? Son visage se crispe, elle attend le coup, elle est prête à encaisser et ravaler fierté.

Bingo. Le voir parler de sa famille, elle n’en ressentait aucune fierté. Réussir à faire vivre sa famille, n’était pas une chose dont elle pouvait se vanter car c’était son devoir, elle ne cherchait aucun mérite, aucune gloire de la part de la société ou de quiconque en sommes. Pour elle, Tsai Shen était le représentant de cette société hypocrite, cette société qui n’en avait que faire de ceux qui vivait misérablement. Ce qu’elle faisait pour les gens de sa condition, ce n’était que du vent, juste pour prétendre qu’elle donnait l’égalité à tous. Égalité qu’elle pouvait se foutre là où elle le pensait.

« Un rêve… J’en ai un. »

Ce mot, elle l’avait jeté aux oubliettes depuis bien longtemps. Elle a espéré qu’un jour il pourrait s’accomplir, mais laisser vivre un rêve n’est pas à la portée de tout le monde. Un rêve lorsqu’il n’est pas réalisé amène amertume, alors elle a préféré l’oublier et se montrer plus terre à terre.

« Mon rêve, c’est de pouvoir vivre sereinement avec ma famille sans que quiconque vienne troubler cette tranquillité. Or depuis quelque temps, il se trouve un fauteur de trouble dérange ce calme. Il est très agaçant, bruyant et sa présence n’est pas désirée. J’ai beau le chasser, il revient à la charge. Pouvez-vous m’aider à le faire partir une bonne fois pour toute ? »

Elle lui adresse un grand sourire, inclinant légèrement la tête sur le côté. Pour l’aider il n’y avait qu’une solution, il parte une bonne fois pour toute. Le message était clair.

« Vous avez confiance en moi ? Dans ce cas, laissez-moi gérer ça seule. Je le fais très bien. »

Dernier sourire avant qu’elle pivote sur ses talons et se dirige vers sa collègue fourrée plus loin dans son coin à glousser bêtement, lui demandant de s’occuper de l’éducateur prétextant à son tour un travail à faire dans la réserve.

Citation :

Pendant que la collègue s’occupe de Tsai Shen, Xiu Juan en profite pour aller au vestiaire pour fourrer dans son sac ses vêtements puisqu’elle n’a pas le temps de se changer et se glisser dehors par la petite fenêtre qu’il y a dans la salle. Sauf que lorsqu’elle réussit à s’y glisser, elle se fracasse lamentablement contre les poubelles, du coup, on entend un vacarme provenir de l’arrière de la boutique. Soit il s’y rend et comprend vite qu’elle est partie. S’il questionne la collègue elle lui dira qu’elle vient de recevoir un sms comme quoi un autre collègue allait venir la remplacer.
Elle boite légèrement, du coup elle s’est cachée dans un grand magasin de vêtement, dans une cabine d’essayage dans le rayon sous-vêtement :B
MessageSujet: Re: ❝ Juste un après-midi comme tous les autres | Hao Tsai Shen   Dim 20 Mai - 21:18

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    Regardant les livres rangeaient à la perfection devant lui, Tsai Shen afficha un léger sourire satisfait, cela reflétait bien le côté un peu maniaque, perfectionniste du jeune homme. Il n’aimait pas que les choses soient faites à moitié et dans sa façon de trier les livres on pouvait le ressentir. Serrant les livres dans ses bras, il reposa son regard sur la demoiselle à côté de lui. Ah ? Elle avait un rêve. Pourtant à entendre sa voix, cela n’annonçait rien de bon pour le jeune homme, elle ne semblait pas l’apprécier. Bon c’est vrai qu’il comprenait parfaitement, il était l’élément perturbateur dans sa petite vie paisible. Elle avait le droit d’avoir un éducateur chiant sur son dos. Ce n’est pas une situation évidente, il savait pertinemment qu’il était forcément un ennemi, le plus dur serait de lui montrer qu’il ne lui veut aucun mal. Le souci c’est que le fait qu’elle se cache continuellement ne l’aide pas, si elle acceptait de le recevoir et le laisser parler un peu à son frère, il pourrait surement partir. Il pourrait aussi peut-être trouver des solutions pour eux, des aides financières, ou des bons pour divers choses. Le plus dur étant d’admettre qu’on a besoin d’aide… Cela n’est pas chose simple à faire, il en avait conscience. Le jeune homme se tourna vers la demoiselle et après l’avoir écouté et resté silencieux en moment, il se mit à soupirer. Venant se caller contre le rayonnage qu’il venait de ranger, l’éducateur la regarda à nouveau n’affichant plus de sourire cette fois-ci.

      « Je veux bien vous aider… Le seul ennui c’est que tout dépend uniquement de vous. »


    Si elle se laissait approcher, les éducateurs ne seraient plus autant autour d’elle à vouloir la questionner ou a se demander si tout va bien. C’est une chose logique pourtant, si on laisse voir au monde que tout va bien, personne ne viendra vous embêter. Si au contraire on a tendance à se cacher comme ci on avait quelque chose à se reprocher il est vrai alors que cela attire grandement la curiosité et souvent des problèmes.

      « Oui sauf que je ne peux en juger, vous ne laissez rien savoir de vous. Comment voulez-vous que je vous laisse tranquille si vous agissez comme une coupable ? »


    Tsai Shen laissa la demoiselle partir et il accueillit l’autre vendeuse en souriant, bon il ne lui restait plus qu’à payer pour ses livres et partir. Il n’avait malheureusement pas le temps de s’amuser tant que cela avec elle. Prenant le temps de passer ses livres, il semblait étrange à Tsai Shen de ne pas la revoir venir. Jusqu’à ce que la collègue de Xiu Juan se mette à pester comme quoi apparemment il fallait remplacer cette dernière. Elle avait donc filé à nouveau. Soupirant un peu exaspéré par le comportement de sa cadette, Tsai Shen remercia la demoiselle en caisse pour sortir de la librairie. Il aurait bien prit le chemin vers le centre pour s’occuper des jeunes, pourtant il aperçu de loin cette chère Xiu Juan fuir … Il serait bien partit s’il n’avait pas remarqué que la demoiselle boitée. Fronçant les sourcils, l’éducateur décida de la suivre pour s’assurer qu’elle n’avait rien. Restant assez loin d’elle il fit en sorte de la suivre sans se faire repérer autant lui éviter de la faire fuir plus vite et qu’elle se fasse plus mal.

    Un magasin de vêtement … Ah ! La poisse et elle allait direction lingerie. Bon sang ! Qu’allait-il dire à une vendeuse si on s’approchait de lui ? L’excuse du je viens offrir des sous-vêtements à ma petite amie c’est un peu bidon. Surtout que bon… Cela pouvait être interprété d’une drôle de façon. Arrivant au niveau des cabines, le jeune homme grogna quelque peu. Bon, se baisser pour voir en dessous n’était pas une solution. Enfin pour passer pour l’obsédé du coin si, mais ce n’était pas son but. S’approchant d’une cabine il remarqua du mouvement suspect, ouvrant alors le rideau légèrement, il referma rapidement en rougissant. Oups ! Mauvaise pioche ! Passant sa main dans ses cheveux il se remit à la recherche de la bonne cabine. Jusqu’à ce qu’une vendeuse s’approche de lui.

      « Je peux vous aider peut-être ? »


    Ah ! Elle le regardait étrangement … Il était mal. Que faire ? Il l’ignorait. Affichant un léger sourire gêné l’éducateur se mit à réfléchir en quatrième vitesse pour trouver une solution à son problème.

      « Ah heum … J’attends ma petite amie … »


    Un léger rire nerveux, Tsai Shen se retourna vers les cabines pour trouver cette chère et douce ‘petite amie perdue’. Pourtant, pas dupe la vendeuse restait collée à ses baskets n’ayant apparemment pas envie de le laisser seul. Pourquoi il fallait que ca tombe sur lui ? Il n’avait pas une tête de détraquer sexuel non ? Du moins … Il l’espérait.

      « Xiu Juan chérie, où es-tu ? On va être en retard chez … Mes parents si tu ne sors pas vite. »


    Lançant un léger sourire à la vendeuse qui lui répondit pas vraiment convaincu, le jeune homme se mit à pester entre ses dents contre la petite fuyarde. S’il la trouve le service social aura une personne en moins à aider, il se ferra un plaisir de l’étrangler, ou alors de la noyer … Pourquoi pas, la noyer et l’étrangler en même temps ? Quoiqu’il en soit, elle allait souffrir !
MessageSujet: Re: ❝ Juste un après-midi comme tous les autres | Hao Tsai Shen   Lun 21 Mai - 9:59

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Ces personnages que je joue sans cesse,
sont toutes une partie de moi.


Assise sur une chaise disposée dans chaque cabine, elle avait ramené ses jambes contre elle et enfouie contre ses genoux sa tête. Ses cheveux étaient défaits, légèrement ondulé du fait qu’elle portait un chignon. On aurait pu croire qu’elle était malheureuse, ou bien qu’elle ne se sentait pas bien mais rien de toute ça. Elle attendait simplement que le temps passe pour s’assurer qu’un parasite ne lui avait pas collé aux basques. La demoiselle était prête à patienter plus d’une heure s’il le fallait pour être certaine que le truc n’était pas là. Des rideaux brusquement soulevés, des femmes irritées. Elle soupire, il l’avait suivi. Il aura fait quatre victimes, quatre malheureuse femmes car son numéro de cabinet était le cinq. Dernière cabine de la boutique, donc forcément, c’était vite trouvé. Elle quitte sa chaise et discrètement regarde ce visage bien trop familier discuter brièvement avec la vendeuse. Xiu Juan tira doucement le rideau pour ajuster l’ensemble histoire qu’il la laisse tranquille, priant qu’il fasse demi-tour. Dans une autre vie, il a dû être créancier, tueur en série ou être de la glue pire que collante. Elle mordille nerveusement son pouce, il fallait qu’elle élabore une stratégie, un plan, pour se sortir d’ici sans cet imbécile de Tsai Shen. N’avait-il rien d’autre à faire que de la traquer ? Elle était certaine que s’il pouvait être immatériel dans le style, fantôme, il la hanterait de jour comme de nuit. Elle s’assit de nouveau sur sa chaise, jambes croisés, yeux plissées. Pas question de se laisser faire, et puis quelle idée de se cacher dans un endroit pareil, il lui a fallu deux minutes pour la trouver.

Petite amie. Elle faillit s’étouffer avec sa propre salive. Avait-elle bien entendu ? Après l’avoir stalker tel un prédateur suit sa proie, il comptait aussi lui ternir sa réputation ? Tsai Shen, petit-ami ? Et puis quoi encore, elle n’était pas dénuée de goût non plus. Il n’était pas milliardaire et en plus de cela, comparé à Li Tian, il ne valait rien, absolument rien ! Quoique, son visage n’est pas mal, son sourire s’il pouvait être sincère ne laisse pas indifférent et il ne semblait pas trop maigrichon. Mais comparé à son frère de cœur, son homme idéal, il en était loin, très loin. Xiu Juan aurait bien sprinté mais elle avait légèrement mal au coccyx, léger traumatisme qui disparaître dans une heure tout au plus. Elle était consciente que si elle forçait, ça pourrait empirer. Elle le maudit, pourquoi a-t-il fallut qu’elle chasse aussi sournoisement ses collègues ? Eux au moins, la laissaient respirer. Plus jamais ça.

Rendre visite à ses parents ? Quel mensonge minable. Qui irait s’acheter des sous-vêtements avant d’aller rendre visite aux parents de son petit-ami ? À moins de chercher à séduire le père, ce n’était pas très crédible. Et la vendeuse qui devait l’entendre, trouverait ça même un poil, un chouilla embarrassant. Quoique c’était mignon, un homme posté devant une cabine d’essayage en train d’essayer de faire sortir sa pseudo petite-amie qui semblerait plus intéressée par l’achat de sous-vêtement que par autre chose.

Il voulait jouer, très bien qu’il ne le regrette pas par la suite. Elle n’allait pas faire marche arrière.

« Sale enfoiré, tu crois que je vais te suivre ? Ca fait déjà trois semaines que nous avons rompu ! Arrête de me suivre, j’en ai marre de vivre tous les jours dans la peur car peu importe où je vais, tu es toujours en train de rôder. Je ne suis pas stupide pour revenir vers toi, tu m’as trompé avec ma sœur et comme ça ne suffisait pas, il a fallu que tu séduises ma meilleure amie. Je ne veux plus te voir, j’en ai assez de toi. Je ne veux plus souffrir, tu comprends ? Alors disparaît de ma vue, disparaît de ma vie, je veux recommencer mais avec quelqu’un d’autre. Je suis fatiguée de devoir souffrir, je n'en peux plus, j'ai le droit d'être heureuse... »

De l’autre côté du rideau qui les sépare, la colère a cédé sa place à la tristesse. Elle fond en larme, elle se montre fragile, elle qui a été si forte, ne peut plus longtemps jouer les durs et prétendre que tout va bien. Cette rage qui avait explosée s'est transformée pour laisser place à une femme anéantie qui ne rêve que d'une chose... Ses paroles étaient entrecoupées par des hoquets de colère. Elle renifle, elle est exaspérée, et frappe du pied mais la tristesse l'envahit, elle se sent vulnérable. Elle essuie ses larmes d’un revers de sa manche avant de continuer.

« Je t’ai tout donné, j’ai abandonné mon statut de fille choyée pour pouvoir vivre avec toi, mes parents m’ont reniés, m’ont même effacé du registre familiale, comment peux-tu me faire ça ? J’ai tout donné pour toi, j’ai sacrifié mon nom, pour pouvoir être avec toi. Alors ne me dis pas que je n’ai rien fait, ne me dis pas que je n’ai fait aucun effort. J’étais été stupide mais pourtant je ne t’en fait pas le reproche. Même si je recommence dans un environnement misérable, je recommencerai alors laisse-moi. Je veux plus que tu me suives, que tu fasses semblant, comme si rien n’était arrivé. Je veux.. Je veux… »

Sa voix se meurt, elle n’arrive plus à articuler le moindre mot. Les larmes n’arrêtent pas de couler sur son visage. Xiu Juan aurait été ce genre de petite-amie, capable de tout sacrifier pour son amour, capable d’aller vivre misérablement du moment qu’elle était heureuse. Sincère, et dévouée en amour, tout comme amitié. Elle qui s’est sacrifiée depuis tant d’année, était capable de se donner corps et âme du moment que cet amour n’était pas une illusion mais une promesse d’éternité. Actrice, comédienne, son jeu est parfait. L’émotion est palpable, rien n’est sur-jouée, car son personnage est bien ficelé, c’est une partie d’elle qui s’exprime.

« Je veux être capable de tourner la page. Alors ne me retiens plus. »

Si tu es là, je serai incapable de le faire, car il y a une partie de moi qui t'aime et t'aimera toujours. Car même si tu m'as causé du chagrin, je me souviens d'avoir été heureuse.
Sa voix n’était plus que murmure avant de laisser place à de longs sanglots.

MessageSujet: Re: ❝ Juste un après-midi comme tous les autres | Hao Tsai Shen   Lun 21 Mai - 16:37

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    Si on lui avait dit un jour, il serait en train de chercher une demoiselle exécrable dans les cabines d’essayage pour sous-vêtement, le jeune homme ne l’aurait jamais cru. Il faut dire que ce n’était pas pour cela qu’il avait fait le choix de devenir Educateur spécialisé, lui qui préfère travailler auprès de jeunes handicapés, il était servi. Passer pour un pervers ne l’amusait absolument pas, surtout qu’il risquait à tout moment d’être reconnu par une voisine ou une personne travaillant non loin de chez lui. Pourtant, il ne se voyait pas faire demi-tour et laisser la demoiselle sans l’aider, elle était en mauvais posture. Cela serait vraiment contre sa nature et pas professionnel d’agir de la sorte. En tout cas, une chose est sûre, cette semaine c’est lui qui allait gagner le concours des histoires les plus folles arrivaient lors de la semaine ! Regardant de nouveau discrètement dans les cabines de protestations se firent entendre alors que Tsai Shen n’arrêtait pas de s’excuser en essayant au mieux de penser à autre chose, le jeune homme avait réellement envie d’étrangler cette fichue Xiu Juan. C’était bien sa veine, pourtant il ne comptait pas abandonner ! Il était assez buté dans son esprit et de savoir qu’elle avait surement mal quelque part, ne l’aidait pas à mettre les voiles. Il avait envie de s’assurer qu’elle pourrait repartir tranquillement chez elle, que ce n’était pas trop grave. Avançant vers la dernière cabine, le jeune homme allait enfin pourvoir la faire sortir et se venger ! Pourtant en entendant la réponse de la demoiselle, il se mit à grimacer et se passait les mains dans les cheveux ayant bien envie d’hurler et de la tirer par la peau des fesses hors de cette cabine. Plus il l’entendait inventer cette histoire, plus il sentait des regards pesant sur lui. Assh ! Voilà que les quatre femmes étaient hors des cabines et en plus de la vendeuse, cela faisait vraiment beaucoup de monde ! Déglutissant difficilement, il s’apprêtait à prendre la suite et lui répondre, mais elle se mit à pleurer à chaude larme.

    Oh non ! Il n’allait pas s’en sortir ! Il se mit à grogner légèrement alors que les femmes autour de lui, le regardaient tel un homme à abattre. Il était bien à passer pour un voleur de jeunes filles et pour un croqueur de demoiselle. Bon il n’était pas loin d’y être, il faut dire qu’il avait eu le don de collectionner les jeunes filles, mais pas au point d’aller courir à droite et gauche quand il est en couple avec une fille en particulier. Sentant quelque chose tomber sur sa tête, l’éducateur rentra sa tête dans ses épaules avant de lâcher un léger cri avant tout de surprise. Il n’avait pas eu mal, mais ne s’attendant pas à se faire frapper il n’avait pu se retenir de crier. Se retournant il vit une femme plutôt énervée qui ne semblait pas du tout prendre à la rigolade les histoires de Xiu Juan.

      « Que ca vous serves de leçon, vous croyez que vous pouvez jouer avec les sentiments d’une demoiselle ? »

      « Quoi ? Mais non ! Roh ! Vous ne savez rien occupez vous de vos affaires ! »


    Elle le menaça de le frapper avec son sac de vêtements alors qu’il reculait pour éviter de se prendre un coup, le jeune homme se mit à grogner. Ce n’était pas juste ! Ce n’était pas sa faute à lui, il n’avait rien à avoir avec cette histoire. Avançant alors vers la dernière cabine, le jeune homme ouvrit brusquement le rideau pour regarder la demoiselle, prêt à lui faire passer un sale quart d’heure. S’approchant de Xiu Juan sans faire attention aux insultes des autres femmes, le jeune homme. Prit la peine de regarder la jambe de Xiu Juan qui semblait lui faire mal. Elle boitait tout à l’heure. Il ne savait pas si cela était grave, à vrai dire il commençait à en avoir marre de se prendre plusieurs coups de sacs sur la tête en continue. Sentant son sang froid disparaitre un peu trop vite. L’éducateur fit volte face pour réceptionner un sac avant qu’il ne s’abatte contre lui. Baissant le sac de la femme tout en la faisant reculer, il affichait un léger sourire bien faux. Il n’avait pas envie de le cacher, il avait du mal, il faut l’avouer à ne pas laisser place à la colère. Il se devait de rester zen et professionnel.

      « Dites moi … Dans la phrase : Occupez vous de vos affaires, que ne comprenez vous pas ? Je serais vous, j’irais gentiment payer ses sous vêtements et prier que votre partenaire aime le genre grand-mère ! Au revoir Madame, en espérant vous revoir très vite ! »


    Lâchant enfin le sac, le jeune homme se retourna vers Xiu Juan et se mit à soupirer avant de passer sa main sur son front jouant un peu avec ses cheveux tout en essayant de reprendre le contrôle de soi. S’accroupissant devant la demoiselle, il se frotta la menton un peu moment, avant de lever les yeux vers elle.

      « Est-ce que cela vous fait mal ? Si je peux vous aider à aller voir un médecin et après promis … Je vous laisse tranquille. Du moins, pour un mois environ. Voir si vous vous en sortez vraiment comme vous le dites. Néanmoins, je veux savoir pour qui vous travaillez, c’est ma seule proposition pour avoir la paix. »


    S’il voulait réussir à travailler un peu avec elle, il ne voyait que cette solution, négocier pour la laisser libre d’agir comme bon lui semble. En même temps, savoir où elle travaille va lui permettre de ne pas se rendre dans tel et tel endroit, autant éviter de lui faire croire qu’il venait l’espionner. Se relevant, le jeune homme sortit de la cabine. Avant de sourire à la vendeuse qui semblait ne plus rien y comprendre. Il faut dire qu’avant il lui disait « chérie » et la il la « vouvoyez ». Ouais … C’est un couple un peu spécial.
MessageSujet: Re: ❝ Juste un après-midi comme tous les autres | Hao Tsai Shen   Lun 21 Mai - 19:59

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Les nouvelles rencontres changent les équations,
car tu as tendance à oublier que chaque personne est unique.



Les bruits qu’elle perçut de l’autre côté du rideau en disaient bien long. Il devait bien s’en prendre, elle le plaignait presque. En avait-elle fait trop ? Certainement, mais heureusement qu’elle s’était abstenue d’en rajouter une couche dans l’histoire de son couple imaginaire. Un enfant et il serait devenu l’ennemi publique numéro des femmes et peut-être même des hommes qui sait. Même sans ça, il en prenait cher. Ne voulant pas le prendre en pitié, la demoiselle brune se fit vite une raison. Très simple, pas très crédible mais tant pis, il l’avait mérité. Et pour ne pas trop culpabiliser, elle s’imagina la scène, Tsai Shen se décomposer lentement lorsqu’elle sortit sa tirade digne d’une pièce de théâtre ou d’un film à grande renommée. Mais d’un autre côté, elle redoutait le jeune homme et surtout sa réaction. Il devait la maudire de mille et une façons, la torturer mentalement de mille et une manière, bref. Il devait lui en vouloir, si bien que rester dans le cabinet ne se résumait pas à le fuir pour sa famille mais aussi pour son bien. Peut-être qu’il allait se transformer en Hulk puisqu’il devait déjà être tout rouge, enfin là, vert de rage avec de la fumée sortant des narines, et des oreilles. Il devait certainement avoir entamé sa transformation. Xiu Juan était un peu terrifié à l’idée que surgisse du rideau, un chien enragé. Elle l’admettait, elle l’avait bien cherché, mais ce n’est pas totalement de sa faute. Nan, il était en responsable parti de cette situation. Il a semé la graine, elle l’a arrosé.

En entendant la conclusion de la cliente numéro x, elle se retint de rire, effaçant comme elle le pouvait ses larmes. Non pas qu’elle se souciait de son apparence, mais en se regardant sur la glace posé sur le mur à sa droite, elle se trouvait pas très jolie à regarder. Le nez légèrement rougis et ses yeux humides, quelle classe. Néanmoins, pas de maquillage qui dégoulinait lui donnant un air zombifié car elle ne se maquillait pas. Elle essuya ses larmes à l’aide de ses manches et renifla longuement par manque de mouchoir. Décidément, elle aurait dû être actrice, elle serait célèbre et riche et son talent reconnu de tous.

Lorsqu’il tira le rideau, le message dans son regard était clair, elle n’allait pas en sortir indemne. Elle se tendit et instinctivement elle lève ses bras devant son visage comme pour se protéger. Là, elle se sentait vraiment à la merci de son petit ami imaginaire le temps d’une séance shopping improvisée. Pourtant, lorsqu’elle sentit les mains du jeune homme sur sa jambe, palper légèrement là où ça lui faisait mal, elle baissa les bras, dubitative. Elle fit papillonner ses cils, et le fixa longuement. Xiu Juan était plus que surprise, elle ne comprenait plus ce qu’il lui arrivait. Était-il si bête à ce point ? La réaction du jeune homme figea complètement la demoiselle, c’était l’opposé de ce qu’elle avait imaginé. Pour la première fois, elle remettait en doute son jugement. Elle se demandait où elle s’était trompée dans l’équation. Il l’avait prise au dépourvu, complètement au dépourvu. Il avait donc un cœur et une conscience ? Il n’était pas un homme dénué de bon sens qui s’amusait de façon malsaine à lui sourire derrière ? Il était donc capable de faire preuve… d’humanité ? Elle se mordillait les lèvres non pas par nervosité, mais juste par regret. Soudainement, elle eut mal pour lui. Pendant soixante secondes, après quoi, elle ne pensait plus à rien, pour ne pas dire qu’elle ne savait plus quoi penser justement.

Il s’accroupit devant elle, elle avait le même regard qu’un enfant à ce moment-là. Elle regardait Tsai Shen se frotter le menton, se demandait ce qui allait se passer pour elle. Allait-il à présent abandonner comme tous les autres ? Lâchez prise et la laissez tranquille jusqu’un autre monsieur ou madame se pointe chez elle avec les mêmes intentions ? Elle ne se pose pas la question, elle se contente d’attendre et de le regarder. Elle l’écoute, pour la première fois avec attention. Elle ne cherche plus à deviner ses questions, elle les attend. Peut-être agissait-elle ainsi par culpabilité ? Après tout à ses yeux, c’est un homme sans cœur, borné et casse-pied. Oui, sa jambe lui faisait mal, elle n’avait pas eu le temps de voir ça de plus prêt. Elle supposait rapidement, qu’elle avait dû se fouler la cheville ? Elle ne savait pas.

Il était étrange. Elle s’en sortait très bien depuis l’âge de douze ans, elle n’avait pas besoin de faire ses preuves, du moins, elle ne comprenait pas pourquoi il s’entêtait à suivre ce chemin. Elle ne voulait pas qu’on s’immisce dans sa vie privée, cela ne la regardait qu’elle et sa famille. Elle n’avait pas besoin de la pitié de quiconque, ni même de l’aide, elle savait se débrouiller. Ce mec, c’était franchement un truc.

« Très bien… Discutons-en calmement. »

Sa voix n’était que murmure, mais elle avait bien mis l’accent sur le dernier mot. Parce qu’un cabinet d’essayage n’était pas l’endroit idéal, et puis il y avait derrière lui, cinq femmes furieuses qui menaçaient de le tuer s’il se montrait ingrat. Pour essayer de les calmer, elle entoura Tsai de ses bras et câla sa tête au creux de sa nuque. Elle savait que ce genre de geste plutôt intime ferait détourner le regard des dames, qui chacune retournait à leur occupation, lançant des regards furtifs sur eux, tout comme la vendeuse. Elle lâcha l’étreinte, sourire en coin, et se releva lentement, histoire de ne pas brusquer sa jambe meurtri.

« Quelle est la prochaine destination ? »

Xiu Juan allait donner sa chance à Tsai Shen. Elle avait eu tort sur son compte, il fallait bien qu’elle se rattrape. Néanmoins, bien qu’elle ne le dise pas à voix haute, elle était curieuse d’en apprendre plus sur lui, de le connaître car il était différent des autres gaillards qu’on lui avait envoyés. Sans qu’elle en prenne réellement conscience, il avait un je-ne-sais-quoi qui se dégageait et faisait qu’elle pensait à peut-être lui faire confiance. Du moins, tout dépendait de la suite des évènements et de leur tournure. Une chose était certaine, c’est qu’elle n’allait pas pour autant lui faciliter la tâche. Ce serait trop beau pour être vrai.

Elle esquisse un sourire, sincère cette fois.
Elle n'allait pas fuir.
MessageSujet: Re: ❝ Juste un après-midi comme tous les autres | Hao Tsai Shen   Mar 22 Mai - 20:16

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    Passant ses mains sur son visage et surtout ses yeux, le jeune homme semblait fatigué. Une chose est sûre, il allait apprécier le moment de retrouver son lit. Cette journée avait été réellement éprouvante entre les crises de nerfs de ce matin et là l’attaque dans le magasin. Pourtant, le jeune homme n’était au bout de ses surprises. En effet, la jeune femme semblait d’accord pour parler avec lui. Relevant rapidement le visage vers cette dernière, Tsai Shen lui accorda un vrai sourire, reconnaissant il fallait l’avouer. Il fallait avoir les nerfs solides pour faire un tel métier et cette petite accumulation semblait trop le fragiliser. Il était habituellement pas du genre à être au bord de lâcher, mais surement un mélange avec sa vie privée chaotique qui lui donnait envie de flancher. Il hocha lentement la tête, alors qu’il sentit son corps se raidir légèrement alors qu’elle se collait à lui. Pourquoi est-ce qu’elle le serrait dans ses bras, c’était une blague ? Depuis le début elle faisait semblant d’avoir besoin d’aide. En déviant un peu le regard dans la glace, il y vit alors les femmes. Oh ! Pas bête, ingénieux même. Elles allaient penser que ce petit couple allait se remettre ensemble et que tout va repartir sur de bonnes bases. Enfin bon, qu’elles s’imaginent des choses, il s’en fichait, les femmes étaient douées pour se monter des histoires, il pouvait les laisser faire.

    L’étreint ne dura pas trop longtemps, d’un certain sens tant mieux, il n’aurait pas été sur de le supporter plus. Il n’était pas contre le fait de se faire enlacer par une fille cela était toujours agréable et Xiu Juan malgré son caractère n’était pas si horrible que cela, il était sur qu’elle serait même très charmante s’il aurait eu l’occasion de la connaitre hors du boulot. Malheureusement, il en était autrement et être trop proche de certaines personnes dans son métier pouvait être mal vu. La regardant se redressait le jeune homme en fit de même, mais plus rapidement. Elle semblait avoir mal à sa jambe. Grimaçant un peu, il espérait que par sa faute, elle n’allait pas être embêtée pour travailler, cela serait embêtant pour elle non ? Fixant la jambe de la jeune fille, des sueurs froides traversèrent le jeune homme qui revint sur terre en entendant la question de la demoiselle.

      « Si vous voulez, le centre n’est pas loin, il y a une station pas loin, pour vous mener a l’hôpital voir pour votre jambe. Je pense que pour commencer ca serait pas mal. On aura le temps de discuter en retour. »


    Lui souriant réellement, Tsai Shen, se dit qu’au fond, il valait mieux être sincère avec la demoiselle, il n’avait pas envie de la voir courir à nouveau et s’enfuir à tout va. Relevant le nez, il aperçut des sous vêtements pendus dans la cabine, même pas capable de ranger tout cela. Soulevant les hauts, la tête de l’éducateur changé entre le « Oh pas mal. » et le « Arg ! ». Se raclant soudainement la gorge, le jeune homme sortit soudainement de la cabine tout en passant sa main dans ses cheveux. Non pas que cela le gênait, ce n’était pas comme ci, il n’avait pas l’habitude de ce genre de choses très attirantes. Mais il n’était pas là pour le shopping, bien qu’il doit avouer avoir toujours rêvez d’avoir une petite amie pour lui faire un défilé en petite tenue. Oh ! Le paradis sur terre, il en était sur. Bon quoiqu’il en soit, il n’avait pas de petite amie donc pas de sous vêtement à trouver craquant ou sexy. Se retournant vers la demoiselle, il la regarda un moment avant de grimacer un peu.

      « Vous avez besoin d’aide pour marcher ? J’ai la tête assez solide pour supporter des attaques de sacs de fringues, je pense pouvoir amplement supporter votre poids si vous souhaitez vous appuyer à mon bras. »


    La vendeuse semblait cependant garder un œil sur eux. Décidément, ils avaient un fan club à présent ? Soupirant un peu énervé, le jeune homme tendit son bras à Xiu Juan en lui adressant un beau sourire. Néanmoins, sachant un peu le caractère de la jeune fille, il s’apprêtait surtout à partir bredouille. Elle serait aussi capable de lui dire qu’elle était capable de se débrouiller seule. Voire que cela pourrait l’énerver et son temps de pause serait finit. Ah ! Cette idée ne le réjouissait pas, il avait même l’impression que cela pourrait lui donner mal à la tête, mais que voulez-vous. Cette demoiselle avait un tempérament bien trempé et lui enlever serait fort dommage.

      « Oh ! Si vous le souhaitez, vous pouvez m’appeler par mon prénom, Tsai Shen, je ne pense pas que vous me faites confiance, je ne suis pas crédule, mais cela serait plus acceptable. On doit être dans la même tranche d’âge. »


MessageSujet: Re: ❝ Juste un après-midi comme tous les autres | Hao Tsai Shen   Sam 26 Mai - 9:21

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Une femme a ses secrets,
notamment celui de convaincre sans rien dire.



Les hommes sont tous les même au fond –sauf Li Tian–, dans un laps de temps ils sont capable de redevenir ce qu’ils ont et sont toujours, des bêtes sauvages. Un rien éveille cette créature tapis en eux, cachée loin des regards curieux, trop sombre, trop laide pour être vu. La société elle-même y a posé ses lois pour que la créature ne dépasse ses murs de fers, et pourtant, elles réussissent toujours à prendre le dessus pendant un court instant. C’est la première image qu’elle eut de ce nouveau départ, lorsque le regard du jeune homme se posa sur les articles suspendus, très sexy, très provocateur certes, mais cela restait avant tout des sous-vêtements, rien de plus. Bref, l’expression de l’éducateur effaça rapidement de son esprit le sourire qu’il eut tantôt qu’elle trouvait soudainement charmant ? Elle ramène derrière son oreille ses cheveux, faisant semblant de n’avoir remarqué, faisant genre même si le message était plus que clair. Un flash. Sa réaction. Un célibataire ? Que c’est chou, le travail devait bien lui prendre tout son temps, et comme il n’y a que ça du matin jusqu’au soir et qu’il semble du genre investi ? Cela expliquait peut-être son acharnement. Elle lisait aussi sur son visage, de la gêne, de la nervosité, avait-il aussi peur d’être vu ? A l’idée qu’une furie appelée véritable petite amie se pointe et le massacre à coup de talon aiguille ? La scène imaginaire lui arracha un sourire amusé.

Elle hausse des épaules, fait sa moue, elle ne sait pas vraiment quoi lui dire car il n’y avait pas d’autre alternative possible. Xiu Juan pouvait donc cocher la case suivante : n’est pas un super héros. Contrairement aux héros des romans de cape et d’épée qu’elle dévorait chaque soir avant de se coucher qui pouvaient à la fois combattre l’ennemi tout en portant la demoiselle en détresse, Tsai Shen était juste un humain. Rien de particulier, pas de super pouvoir, juste un fort caractère. Enfin pas plus fort que le sien, il en va de soi ~

«Pourquoi pas, mais il y a le tram pas loin non plus qui décerne juste à côté de l’hôpital. »

C’est lui qui décidait car si cela n’en tenait qu’à elle, elle rentrerait tranquillement chez elle et se soignerait elle-même comme elle l’a toujours fait. Robuste de nature, ce n’était pas ça qui allait l’empêcher de suivre sa routine. Cependant, il y avait lui, l’élément x perturbateur. La jeune femme admettait son erreur, celui de son jugement injuste, certes mais si elle avait le don de faire disparaître quelqu’un tel un magicien, elle le ferait disparaître pour sûr. Oh tiens, il lui proposait son bras pour l’aider à marcher. Quel être charmant. Quoique la croyait-il aussi faible pour être incapable de tenir debout toute seule ? Ou plutôt pensait-elle qu’elle serait aussi lourde ? Juste le bras et déjà il était question de poids. Lui, décidément, il savait parler aux femmes.

Elle plisse légèrement des yeux, réfléchissant un court instant. Évidemment qu’elle allait refuser ce bras, mais ce si grand sourire l’a fit changé d’avis. Il voulait jouer le jeu, après tout, la vendeuse regardait l’étrange couple qu’il formait d’un œil perplexe. Après tout, ce n’était pas tous les jours qu’on pouvait assister à une scène de ménage publique. Xiu Juan se félicitait intérieurement. Elle allait lui répondre mais ce dernier la coupa, mauvais timing. L’appeler par son prénom ? Cela changeait pas mal de chose en effet, après crétin et autre du genre, c’était Tsai Shen et non l’éducateur détraqué. L’idée lui plaisait puisque cela lui évitait de lui trouver un surnom ou titre dévalorisant. Parler de confiance maintenant était trop tôt, elle ne se prononça pas dessus.

« Très bien Tsai Shen, appelez-moi Xiu Juan dans ce cas. »

Un sourire comme elle savait en faire. Dans son regard, des lueurs qui disaient rien de bon, trop malicieux, soudainement pétillant. Une idée venait de lui traverser l’esprit. Elle jette un léger coup d’œil au-dessus de l’épaule du jeune homme, histoire de voir si on suivait toujours leurs aventures et la réponse était : oui.

« Je ne sais pas si je pourrai, et je préfère ne pas aggraver ma blessure. Vous pouvez me portez sur votre dos ? Enfin, si cela ne vous dérange pas... »

Le choix ? Il ne l’avait pas vraiment sauf si monsieur était un goujat sans cœur capable de laisser sa petite-amie blesser ramper sur le sol pour ne pas la porter. Un beau visage, un corps plutôt bien bâti, mais un sale caractère. L’occasion était idéal pour redorer son blason auprès de ces femmes, représentantes de la gente féminine. Le visage de Xiu Juan est impassible pourtant elle rit à l’intérieur.

« Oubliez, je veux pas vous déranger... »

Dernière petite touche. Elle le regardait d’un air attendrissant, non, en fait, elle ressemblait tout simplement au chat potté, avec un regard pareil, pouvait-on dire non ?


Citation :
Après ta réponse, on peut sagement quitter la boutique en direction de ce que tu auras choisis (a)
MessageSujet: Re: ❝ Juste un après-midi comme tous les autres | Hao Tsai Shen   Lun 28 Mai - 18:19

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    Regardant autour de lui, le jeune homme passait sa main dans ses cheveux. Bon ce n’était pas tout cela, mais rester dans un rayon pour les femmes, ce n’était pas forcément le mieux pour lui. Bon c’était plutôt agréable à voir, mais il semblait faire un peu tâche dans se décor de sous-vêtement féminin. Surtout, que le nombre de jeunes hommes qui accompagnent leur petites amies dans ce genre de boutique, il n’en n’avait pas tant que cela. Soupirant doucement le jeune homme regarda sa montre et profita d’un petit moment, pour prévenir ses collègues qu’ils allaient rentrer plus tard au centre. Il était censé allez voir un gamin cet après midi pour l’aider dans la compréhension de matières diverses. Il n’était pas toujours simple de s’adapter, mais Tsai Shen avait réussi à trouver un moyen de lui faire comprendre simplement et l’aider à avancer un peu. Le petit garçon avait même demandé à ce que ce soit lui qui revienne à chaque fois l’aider. Un vrai bonheur pour l’éducateur qui avait la possibilité de s’occuper calmement de ce gamin qui était très renfermé. Envoyant tranquillement son message, le jeune homme revint sur terre, quand elle lui dit qu’il y avait un tram non loin. C’est vrai que cela serait plus simple pour elle faire le voyage. Il avait proposé le centre pour pouvoir y passer et déposer ses bouquins, tant pis, il allait jouer les chevaux pour cet après midi. Ce n’est pas comme ci cela le réjouissait même bon.

    La regardant, le jeune homme se dit qu’elle allait lui jouer un mauvais tour, cela n’était pas bon. Elle semblait mijoter quelque chose. Soupirant doucement, il passait sa main sur sa nuque avant de se sentir un peu rassuré en l’entendant dire qu’il pouvait l’appeler par son prénom. Oh ? Aurait-il mal vu ? Elle n’avait rien derrière la tête ? Etrange. Pourtant, quelque peu crédule. En voyant cependant l’expression sur le visage de la demoiselle, il comprit bien vite que cela n’annonçait rien de bon. Ca y est … Elle l’avait dit et la vendeuse l’est regardé, ah ok… Bon que faire ? Il n’était pas du genre au naturel à laisser quelqu’un avoir mal, mais il savait parfaitement qu’elle faisait exprès pour l’embêter. Se mordant fortement la lèvre, le jeune homme ne répondit pas de suite et elle se mit à marcher. Elle semblait avoir mal. Roh ! Ce n’est pas possible. Il ne pouvait pas la laisser boiter jusque l’hôpital. Soupirant doucement, le jeune homme leva les yeux au ciel alors qu’elle lui dit que ce n’était pas la peine de le faire. Oh ben oui bien sur, pour qu’il passe pour un être sans cœur devant tout le monde ? Ce n’était pas son genre il n’avait pas envie de ressembler à cela.

    S’approchant de la demoiselle qu’il attrapa doucement par le poignet, le jeune homme lui mit ses livres dans les bras en lui demandant de les tenir avec un léger sourire. Et rapidement il glissa une main dans le dos de Xiu Juan et une sous ses cuisses pour la soulever. Tsai Shen semblait le faire sans le moindre effort, il adressa un léger sourire à la fuyarde alors qu’il salua la vendeuse d’un geste de la tête lui adressant un léger sourire en coin. Elle semblait s’intéresser à leur petite histoire, elle devait les trouver bizarres … Il faut dire qu’un tel couple en vrai ne peut que effrayer !

      « Bon en avant, direction l’hôpital. »


    Cette fille était vile ! Elle savait comment arriver à ses fins et finalement ce n’était pas plus mal, elle était assez débrouillarde. Cela ne pouvait que le rassurer. Traversant le magasin sous les yeux attentifs des autres femmes qui avaient été présente dans les cabines. Bon, une chose est sûre, soit elles pensaient que Xiu Juan était folle de pardonner à son « petit ami », soit elles pensaient que Tsai Shen était un sacré salaud qui arrivait à se faire pardonner facilement. Enfin bon, il n’était pas là pour s’occuper d’elles et rapidement le jeune homme prit la direction du tram. Par chance, pour changer un peu, ce dernier était plutôt vide et il fut facile de passer tranquillement pour trouver une place assise pour Xiu Juan. Posant doucement la demoiselle sur un siège, Tsai Shen se mit à soupirer et regarder quand ils devraient descendre. Ca va, il avait le temps de souffler et en même temps cela ne serait pas trop long. Mine de rien, même si la demoiselle était légère, il avait du la porter à bras depuis un petit moment. Heureusement que ce n’est pas son meilleur ami à sa place, sinon il n’aurait pas réussi. Imaginer Qin a bout de force à porter une demoiselle, le fit sourire avant qu’il ne repose son regard sur Xiu Juan.

      « On a un peu de temps avant d’arriver. Vu pouvez me lister où vous travaillez et vers quelle heure ? »


    Il voulait éviter ces lieux à l’avenir, à la fois, pour éviter de la porter à chaque fois à l’hôpital, mais aussi parce qu’il ne voulait pas la déranger, il lui avait promis de lécher la prise un peu avec elle. Il tiendrait parole.



MessageSujet: Re: ❝ Juste un après-midi comme tous les autres | Hao Tsai Shen   Lun 28 Mai - 20:31

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Ce n'est qu'avec du recul
que tu vois à quoi est réduite ta vie.



Xiu Juan ne s’est jamais considéré comme un cadeau béni des cieux peut-être parce qu’on ne le lui a jamais dit, il n’y avait qu’un homme qui le lui répétait, son père. Mais depuis sa disparition, ce genre de mot comme beaucoup d’autres n’ont plus existés pour la demoiselle. Aucune signification, aucune fierté à en tirer, elle vivait comme elle l’entendait, du moins sans oublier pour autant les responsabilités qu’elle portait. Alors lorsqu’elle lisait Tsai Shen, elle se réjouissait de lire sur son visage divers émotion, expression, non par guidé par un esprit malsain visant à faire du mal à autrui mais tout simplement pour le plaisir de rire, d’avoir une raison de sourire. Jouer, elle le faisait sans cesse tout comme elle ne le faisait jamais. Et le pauvre éducateur ne faisait qu’expérimenter la personnalité enjouée de la brune, alors que s’il était venu un autre jour, son comportement aurait été totalement différent voire opposé. Il faut dire que Tsai Shen était distrayant, ses soupires, ses regards désespérés ou exaspéré, silencieusement, bien que son visage gardait un éternel léger sourire, elle riait à l’intérieur. C’était comme si elle avait un nouveau jouet qu’elle l’expérimentait. La vérité est juste qu’elle voulait le tester, repartie à zéro, réinitialisant de son esprit toutes les données qu’elle avait du jeune homme, Xiu Juan se créait une nouvelle banque d’information.

Quelque minutes plus tard, elle se retrouvait portée par le jeune homme mais ne s’était pas imaginé qu’il la porterait de cette façon. L’idée n’avait même pas effleuré l’esprit de Xiu Juan, se retrouvait dans cette situation la fit rire – du moins elle essayait d’étouffer ses rires, mais il y eut quelque gloussement audible - pendant tout le trajet entre les boutiques et le tram. Décidément, il était trop imprévisible et il semblait qu’elle n’était pas la seule à s’amuser. Enfin, à prendre avec pincette le verbe car il n’était pas certain que ce soit réciproque et que l’un d’eux ait le choix. Le vrai choix. Être portée telle une princesse par un chevalier ? Elle se mordit les lèvres et se retient de lancer des saluts royales aux gens qui les croisaient, après tout, il fallait bien leur donner une raison de zieuter de la sorte. Bref, elle ne le fit pas, et se contenta de regarder le jeune homme, cherchant le petit détail. Un grain de beauté, une cicatrice, une cerne, ou même un cheveu blanc qui sait, peut-être qu’il y en avait un qui avait poussé grâce à elle.

Ils arrivèrent à destination, il l’installait confortement et avec douceur sur son siège, rien que pour ça, elle lui donnait un petit dix en matière de gentleman. Elle arrange ses cheveux, du moins rapidement et ne prête aucune attention aux curieux qui avaient suivi de près ou de loin leur petite aventure. Bah quoi, on ne voyait pas souvent de nos jours, un homme portée une femme de la sorte en dehors des cérémonies comme le mariage et encore… Xiu Juan cesse de sourire bêtement, et regardait poliment l’éducateur spécialisé, lui proposant une bouteille d’eau qu’elle sortit de son sac. Elle n’était pas lourde tout de même, moins un point pour la peine ou non, un demi-point car il ne s’était pas plein à voix haute bien que son visage parlait de lui-même.

« Voyons… »

Jusqu’à aujourd’hui, elle n’avait jamais listé ses jobs non pas qu’elle s’en fichait mais elle n’y avait jamais songé et les faisait à la suite, c’était devenu une sorte d’habitude. Lorsque le contrat s’expirait et qu’il ne pouvait être renouveler, elle trouvait rapidement un autre emploi pour le remplacer et ainsi de suite.

« Je distribue le lait et le journal le matin, sinon je travaille à la libraire, à la superette en tant que caissière, dans une restaurant au niveau de la cuisine ou bien dans le service, après, je me suis faite engagée en tant que femme de ménage et j’ai récemment postulé pour être cuisinière mais j’attends des nouvelles. »

En même temps qu’elle énumère ses divers travails, elle les compte avec ses doigts. Après avoir fait le tour, elle réfléchit encore, pour voir si elle n’a rien oublié car elle savait qu’elle devait jouer la carte de la franchise si elle voulait réellement avoir la paix.

« Ah oui, il m’arrive de chanter dans les bars ou bien sur la scène du cabaret. »

La brune esquisse un sourire, car un détail lui revint à l’esprit, aussi insignifiant soit-il.

MessageSujet: Re: ❝ Juste un après-midi comme tous les autres | Hao Tsai Shen   Mar 5 Juin - 19:52

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    Attrapant la barre à côté de lui pour s’accrocher, après tout, il avait beau être beau, sexy et parfait, enfin … Si on veut, le jeune homme n’avait pas forcément le meilleur équilibre au monde, surtout lorsqu’il était dans le tram. Il fallait mieux donc s’accrocher et éviter de se retrouver par terre à embrasser les pieds de la personne assise en face de lui. Surtout que la personne en face de lui était Xiu Juan. Comment passer pour un idiot finit, pour sur qu’elle n’aurait pas confiance en lui. Enfin si cela serait l’inverse, il n’aurait pas confiance en une personne qui est censé vous aider alors qu’elle vous tombe dessus comme un gros lourd dans le tram. Enfin bon, faisant rouler légèrement ses épaules, Tsai Shen s’étira un peu pour détendre ses muscles, pas que la demoiselle était lourde, mais mine de rien cela faisait un petit bout et elle plus les livres ce n’était pas évident. Un petit séjour pour se muscler d’avantage ne serait donc pas de refus. Il fallait qu’il arrive à être fier de sa musculature et surtout qu’il soit prêt pour porter la demoiselle à nouveau. On ne sait jamais, peut-être qu’à chaque rencontre cela allait devenir leur point de départ, ou peut-être le fait de regarder dans les cabines occupées. Souriant légèrement en y repensant, cela était plutôt amusant. Enfin vu de loin seulement.

    Regardant à nouveau la jeune fille alors qu’elle se mit à lui énoncer ces lieux de travail. Oula… Il en avait des lieux qu’il ne devrait plus fréquenter à partir d’aujourd’hui. Est-ce qu’il pourrait encore aller voir sa grand-mère sans risquer de se faire voir et qu’elle pense qu’il l’observe. Oh ! Cela s’annonçait être un rude combat. De plus, il fut étonné de l’entendre parler du Cabaret, bon certes, il n’allait pas souvent dans la salle pour voir les chanteurs ou danseurs, il allait directement voir son meilleur ami, mais cela était étrange qu’il ne l’a pas encore vu, ou du moins croisé. Surtout que Tian Mei y est aussi, après peut-être qu’à chaque fois ils ne faisaient que se croiser sans jamais se voir. Enfin bon, il pourrait questionner un peu Qin sur cette demoiselle, savoir si elle travaille bien. Après tout, il passe voir souvent ce dernier alors autant profiter de ses passages dans le bureau du plus vieux pour lui poser quelques questions.

      « Ok … Bon, je vais tâcher de me souvenir de tout. »


    Se mettant à rire un peu, le jeune homme devait avouer qu’il n’était pas sur d’avoir tout retenu au contraire. Regardant rapidement les gens monter et descendre du tram, le voyage arrivait à son terme. Déjà ? Cela allait bien trop vite à son goût, il avait à peine eu le temps de se reposer qu’il devait de nouveau partir avec Xiu Juan dans ses bras. Levant le nez en voyant la station se rapprocher le jeune homme s’approcha de sa grande blessée pour la soulever à nouveau alors que des gens les regardaient étrangement à nouveau.

      « Bon on descend là. »


    Le jeune homme regarda en souriant la demoiselle et sans se soucier des regards il sortit avec toujours Xiu Juan dans ses bras. Ils avaient jamais vu d’homme porter de la sorte des femmes ? Pourtant, dans les mariages cela arrive encore. Non pas que leur situation ressemblait à un mariage, ou alors cela était une vraie calamité, mais tout de même, cela n’était pas si choquant. Si ? Continuant le chemin il finit par arriver rapidement à l’hôpital, il chercha du regard l’accueil, non pas qu’il n’avait pas l’habitude de venir, au contraire, il avait du mener un jeune homme la dernière fois, mais il était un peu perdu à cause de la situation. Posant cependant, Xiu Juan sur une chaise, le jeune homme attendit sagement, enfin non, il n’eut pas le temps de réagir qu’une infirmière leur sauta presque dessus, pour les questionner pour la raison de leur venue. D’ailleurs infirmière qui avait déjà tapé dans l’œil de Tsai Shen qui semblait alors bien charmant sur le coup. Apparemment, l’infirmière semblait pas mécontente qu’il s’intéresse à elle vu qu’elle semblait plus s’adresser à lui qu’à la pauvre demoiselle blessait.

      « Je suis ravi de vous revoir ! Décidément on se voit souvent ces derniers temps. »


    L’infirmière se mit à rire en l’entendant, alors que Tsai Shen semblait totalement envouté par la jeune femme. En tout cas, il se rappela de l’existence de cette douce enfant, quand l’infirmière s’occupa de cette dernière voir un peu ce qu’elle pouvait avoir.



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